République du Centre, 29 mai 2008



Quand l'industrie du tabac décide de faire fumer nos enfants
 

La République du Centre


Publié le 29 mai 2008

La journée mondiale anti tabac a lieu samedi, sur le thème « Jeunesse sans tabac ». Un thème on ne peut plus d'actualité alors que sont sortis sur le marché des cigarettes et du tabac à narguilé conçus pour les plus jeunes.

« Les jeunes nous disent : "mais c'est pas pareil, ce sont de fausses cigarettes puisqu'elles ont un goût de chocolat !" Et même certains parents se font avoir », expliquent Claire Desaché, coordinatrice du Réseau santé tabac (RST28) et Dominique Kerhoas, chargée de projets au Comité d'éducation pour la santé d'Eure-et-Loir (Cesel).

« C'est pourquoi cette édition de la journée mondiale contre le tabac, qui aura lieu samedi dans le monde entier, a pour thème "Jeunesse sans tabac" », poursuit Claire Desaché.

Après les « Premix », ces boissons alcoolisées savamment déguisées en sodas et jus de fruit pour attirer les jeunes consommateurs, voici les « clopes des enfants ».

Elles sont sorties il y a environ deux ans et font fureur devant les portes des collèges. Des collèges, oui. Car ces cigarettes sont destinées - tenez-vous bien ! - aux enfants âgés de 11 à 14 ans ; elles sont parfumées au chocolat, à la vanille ou à la fraise, colorées en noir, rose ou jaune, bien enrubannées d'un paquet de la même couleur, au design fun, à la marque bien éloignée de celles des paquets traditionnels...

Mais ne nous y trompons pas : ces cigarettes, vendues en outre moins cher que celles « des grands », présentent strictement le même taux de nicotine, le même taux de goudron et la même dangerosité que les autres !

Les enfants les appellent... « les cigarettes-bonbons ». Ils se méprennent : ces produits-là, vendus dans tous les bureaux de tabac, sont en tout point pareils aux autres cigarettes. Mais les cigarettiers, toujours prompts à « fidéliser » dès leur plus jeune âge les consommateurs - autrement dit à instaurer une dépendance le plus précocement possible - ont réussi à rendre le produit le plus attractif possible alors même que les jeunes accèdent, depuis la loi anti-tabac, aux vraies informations sur les dangers de la cigarette.

La mode de la « chicha »

La situation est grave. Et elle ne touche pas que les 11-14 ans. Au-delà de cet âge, quand se promener avec une cigarette rose à la bouche devient moins « fun », la mode, chez les adolescents, est à la « chicha ».


Désormais, fumer le narguilé est non seulement bien vu, mais recommandé pour un effet « convivial » garanti au cours des soirées où l'on refait le monde. « Ça se vend vraiment bien, surtout les veilles de week-end », concède cette buraliste chartraine, qui sort les différents paquets qu'elle propose à la vente. Des paquets qui ont tout... du packaging des marques de chewing-gum.

Sur celui-ci, par exemple, on voit un jeune garçon portant T-shirt bariolé et casquette de travers, fumant tout sourire sa « chicha » à la pomme. Presque un dessin d'enfant... Et ce qui est dramatique, c'est la méconnaissance des jeunes consommateurs quant à la réalité de ce qu'ils fument...

« Ils pensent que c'est peu nocif parce que la fumée est douce et aromatisée... Là encore, ils se trompent lourdement ! », reprend Claire Desaché. Qui, avec le RST28 et le Cesel, a imaginé une affiche démentant les idées reçues en la matière.

L'information est simple, claire, facile d'accès. Elle décline pourquoi le produit est à la mode (parce que « ça sent bon », que « c'est convivial », que « le bullage dans l'eau semble diminuer les risques » et que « la fumée est douce »).

Et pourquoi ces idées sont fausses. Exemple : « Les arômes ne rendent pas la fumée moins nocive, ils ne servent qu'à attirer le consommateur. » Un consommateur... de 11 à 17 ans, à qui, bien sûr, il est facile de faire de l'oeil avec de belles couleurs et de bonnes odeurs de chocolat. « Nous, nous refusons de vendre ça », s'indigne Clémence, au Bar de l'Hôtel de Ville à Chartres. Si seulement ils refusaient tous...

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Participez à une étude de l’efficacité de l’application Stop-tabac

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Le Professeur Jean-François ETTER de l'Institut de Santé Globale de Université de Genève, invite les fumeurs à participer à une étude visant à tester l’efficacité de l’application Stop-tabac pour smartphones .
Les participants s’engagent à utiliser régulièrement l’application et à répondre à 3 questionnaires de suivi, après 1 semaine, 1 mois et 6 mois.

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