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Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch Préparées par Jean-François Etter Le 22 Juillet 2008 |
- Tabagisme, arrêt du tabac et mortalité chez les femmes
- Vers l'interdiction mondiale de la publicité sur le tabac ?
- Clusters of Genetic Variants Linked to Distinct Treatment Responses for Smoking Cessation
Tabagisme, arrêt du tabac et mortalité chez les femmes
Contexte Le tabagisme est associé à un risque accru de l'ensemble des
causes des décès, mais le taux de mortalité après avoir arrêté de fumer
est incertain. On manque de preuves suffisantes concernant un éventuel
lien de causalité entre le tabagisme et le cancer de l'ovaire et le
cancer colorectal.
Objectif Évaluer la relation entre le
tabagisme et l'arrêt du tabagisme et sur l'ensemble des causes de
mortalité chez les femmes.
Méthodes. Etude prospective
d'observation de 104 519 femmes ayant participé à la Nurses' Health
Study avec suivi de 1980 à 2004.
Résultats Au total, 12 483
décès sont survenus dans cette cohorte, 4485 (35,9%) chez les jamais
fumeuse, 3602 (28,9%) chez les fumeuses actuelles, et 4396 (35,2%) chez
les ex-fumeuses. Par rapport aux jamais fumeuses, les fumeuses ont un
risque accru de mortalité totale (hazard ratio, HR, 2,81 et 95%
intervalle de confiance [IC], 2.68-2.95) et de toutes les principales
causes de mortalité. Pour les cancers considérés comme étant liés au
tabac, ratio des risques était 7,25 (95% CI, 6.43-8.18) et 1,58 (95%
CI, 1.45-1.73) pour les autres cancers. Par rapport aux jamais fumeurs,
le HR pour le cancer colorectal était 1,63 (95% CI, 1.29-2.05) pour les
fumeurs actuels et 1,23 (95% CI, 1.02-1.49) pour les anciens fumeurs.
Aucune association significative n'a été observée pour le cancer de
l'ovaire. Des tendances significatives ont été observés pour un plus
jeune âge au début du tabagisme pour la mortalité totale (P = .003),
les maladies respiratoires de mortalité (P = .001), et la mortalité par
cancer (P = .001). L'excès de risque pour toutes causes de mortalité
diminue au niveau de jamais un fumeur 20 ans après l'arrêt du tabac.
Environ 64% des décès chez les fumeurs actuels et 28% des décès parmi
les anciens fumeurs étaient attribuables à la cigarette.
La
plupart de l'excès de la mortalité due au tabagisme chez les femmes
pourrait être éliminé rapidement, à la cessation et à moins de 20 ans
pour les maladies pulmonaires. Reporter l'âge au début du tabagisme
réduit les risques de maladies respiratoires, le cancer du poumon et
d'autres cancers liés au tabagisme, mais a peu d'effet sur d'autres
causes de mortalité. Ces données suggèrent que le tabagisme est associé
à un risque accru de mortalité par cancer colorectal, mais pas à la
mortalité du cancer de l'ovaire.
Stacey A. Kenfield, ScD; Meir J. Stampfer, MD, DrPH, Bernard A. Rosner, PhD; Graham A. Colditz, MD, DrPH
JAMA. 2008, 299 (17) :2037-2047.
http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/299/17/2037?etoc
Vers l'interdiction mondiale de la publicité sur le tabac ?
Vous cultivez du tabac ou vendez des cigarettes ? Alors apprenez vite à
faire des pizzas ou à vendre des vêtements, car le tabac est de plus en
plus dans le collimateur.
Cette fois, c'est l'OMS
(Organisation mondiale de la Santé) qui réclame l'interdiction mondiale
totale de la publicité sur le tabac, comme c'est déjà le cas en France
et dans pas mal de pays européens. Et cela pour protéger les jeunes,
éviter qu'ils deviennent eux aussi des accros de la clope.
Dans le
cadre de la Journée mondiale sans tabac (ce 31 mai), l'OMS a demandé
aux gouvernements de protéger les 1,8 milliard de jeunes en interdisant
toute forme de publicité, de promotion et de parrainage concernant le
tabac.
L'OMS montre du doigt les milliards de dollars que dépensent
les cigarettiers pour élaborer des "méthodes promotionnelles subtiles
destinées à attirer les jeunes à leurs produits qui engendrent la
dépendance".
La publicité en accusation
Des études
récentes prouvent que plus les jeunes sont exposés à la publicité en
faveur du tabac plus ils risquent de se mettre à fumer. Malgré cela, 5%
seulement de la population mondiale est protégée par une interdiction
globale de la publicité, de la promotion et du parrainage concernant le
tabac. Les cigarettiers continuent pendant ce temps à cibler les jeunes
en associant l'utilisation des produits du tabac à des qualités telles
que prestige, énergie et séduction. Comme la plupart des jeunes
commencent à fumer avant l'âge de 18 ans et près du quart d'entre eux
avant l'âge de 10 ans, les cigarettiers font la promotion de leurs
produits en ciblant les jeunes dans les milieux qu'ils fréquentent −
cinémas, Internet, concerts et manifestations sportives. Une étude de
l'OMS portant sur les jeunes de 13 à 15 ans et réalisée dans des écoles
du monde entier a révélé que plus de 55% des élèves avaient vu des
affiches de publicité en faveur de cigarettes au cours du mois
précédent, tandis que 20% d'entre eux possédaient un objet à l'emblème
d'une marque de cigarette.
Recruter de nouveaux fumeurs
Pour pouvoir survivre, l'industrie du tabac doit remplacer les
consommateurs qui meurent ou cessent de fumer par de nouveaux fumeurs
qu'elle doit recruter quand ils sont jeunes, a déclaré le Dr Margaret
Chan, Directeur général de l'OMS. "Elle le fait en créant un 'filet de
commercialisation' complexe qui piège des millions de jeunes partout
dans le monde, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour
leur santé."
Pauvres, mais bons clients
C'est
cependant les pays en développement, où vivent plus de 80% des jeunes
du monde, qui sont ciblés de la manière la plus agressive par les
cigarettiers. Les jeunes femmes et les jeunes filles courent
particulièrement plus de risque, car les cigarettiers cherchent à
affaiblir l'opposition culturelle à leurs produits dans des pays où les
femmes, par tradition, ne consomment pas de produits du tabac.
D'après le Dr Douglas Bettcher, directeur de l'Initiative sans tabac de
l'OMS. "l'interdiction totale de la publicité est efficace et a permis
de réduire la consommation de tabac de près de 16% dans les pays qui
ont déjà adopté cette mesure législative."
"Quand une forme de
publicité est interdite, l'industrie du tabac redirige simplement ses
ressources considérables vers d'autres voies. Nous demandons instamment
aux gouvernements d'imposer une interdiction totale pour mettre en
échec la stratégie de commercialisation du tabac,"
Guide des démarches
http://www.guidedesdemarches.com/INFO/INFO692.htm
Clusters of Genetic Variants Linked to Distinct Treatment Responses for Smoking Cessation
Findings May Help to Match Smokers with Treatments Most Likely to Help Them Quit
Scientists have identified distinct clusters of genetic markers
associated with the likelihood of success or failure of two smoking
cessation treatments, nicotine replacement therapy (NRT) and the
medication bupropion (Zyban). This study, supported by the National
Institute on Drug Abuse (NIDA) and the National Cancer Institute (NCI),
part of the National Institutes of Health (NIH), was published in the
June issue of the journal Archives of General Psychiatry.
"We
have long known that smoking cessation treatments that help some people
fail to help others," says NIDA Director Dr. Nora Volkow. "These
findings shed light on the genetic variations that underlie these
differences in treatment response, and this knowledge may help make it
possible to match smokers with the type or intensity of smoking
cessation treatment most likely to benefit them."
Researchers
used a technique known as genome-wide association scans to compare DNA
extracted from the blood of smokers who were either successful or
unsuccessful in quitting using bupropion or various forms of NRT (e.g.,
nicotine patch or nasal spray). They identified clusters of gene
variants that were present more frequently in the successful quitters.
Interestingly, the variants were different in those who were
successfully treated with bupropion than in those who were helped by
NRT. For example, a cluster of genes which regulates the body's ability
to process bupropion was associated with success on bupropion therapy -
but not NRT. The roles of other genes identified in this study,
including several expressed in brain regions important to learning and
memory, are not as well understood. These genes may be new targets for
future research into smoking cessation medications.
The study
was led by Dr. George R. Uhl, chief of NIDA's molecular neurobiology
research branch in Baltimore, MD, and coauthored by Caryn Lerman
(University of Pennsylvania, Philadelphia, PA), Jed Rose (Duke
University, Durham, NC), and from Brown University, Ray Niaura (Butler
Hospital, Providence, RI), and Sean David (Memorial Hospital of Rhode
Island, Pawtucket, RI)."Our results provide the first genome-wide
evidence that the genetics of successful smoking cessation with
bupropion are different from the genetics of successful smoking
cessation with NRT," says Dr. Uhl. "These findings suggest that we may
be able to improve the success rate for smoking cessation by using
results of simple DNA tests."
The research is part of NIDA's
ongoing commitment to using genome wide association studies to help
develop more targeted prevention and treatment strategies for
addiction. For example, in another study, also published in the
Archives of General Psychiatry in March, Uhl's team identified for the
first time clusters of genetic variants associated with vulnerability
to methamphetamine dependence, showing that many of the same genetic
variants underlie addiction to multiple drugs of abuse. The findings
suggested that addictions share common underlying genetic
vulnerabilities, providing new insights into the nature of addiction
and suggesting novel approaches to the treatment of addiction and the
prevention of relapse.
(http://www.nida.nih.gov/newsroom/08/NR6-02a.html):
Gratuit: brochures, affiches et autocollants
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Stop-tabac.ch est un programme de lInstitut de Médecine Sociale et Préventive de la Faculté de Médecine de lUniversité de Genève, financé par le Département de lEconomie et de la Santé (Genève, Suisse) et par l'Office fédéral suisse de la santé publique (fonds de prévention du tabagisme).


















