Aujourd'hui le souvenir que j'ai de la
cigarette, c'est :
Une substance qui me donnait la nausée, mal à la tête, une toux chronique, les dents jaunes, mauvaise haleine, me goudronnant à l'intérieur m'enveloppant d'une odeur nauséabonde (liste non exhaustive), et que j'étais forcée de respirer car j'étais accro, donc j'en avais besoin.Dans ces conditions, QUEL SOULAGEMENT d'en être LIBEREE.
Le
moyen pour ne pas rechuter?
Patchs et pastilles à la nicotine. Je me suis conditionnée pour que quelle que soit la situation où je voudrais fumer, pas d'état d'âmes, pas de question, un seul geste, substitut. En pratique, j'en ai dans mon sac mais je ne les utilise jamais.
Je n'éprouve aucune nostalgie mais un profond sentiment de libération.
Il m'a fallu de nombreuses années pour en arriver là, de nombreuses rechutes, de nombreux désespoirs, mais j'y suis finalement arrivée.
Ca se construit la défume, et là on dirait qu'elle est bien solide, et que j'ai les bons réflexes.
Quel dommage que je ne n'aie pas réussi plus tôt. Je regrette tellement d'avoir fait subir à mon corps 23 ans de sabotage juste parce que j'ai été manipulée par une drogue.
Le truc qui m'a maintenue dans la souffrance et la dépendance et la paralysie : "Je me sens coupable d'infliger à mon corps cette fumée de cigarette, et en même temps je m'y accroche car l'idée d'en être séparée m'est insupportable"
Il a fallu que
je fume 23 ans pour enfin trouver les moyens de m'en libérer. Bel exploit pour les cigarettiers
Je vous souhaite à toutes et tous d'y arriver, vous valez bien plus