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Soirée enfumée... |
Je m'en veux. Un peu moins ce soir, mais j'étais ce matin furieux comme aux premiers temps de défume, et surtout contre moi  . Hier soir, une amie nous avait invités chez elle, où nous n'étions encore jamais allés. Quand nous sommes arrivés, nous étions sept dans une petite pièce fermée, dont deux qui fumaient. Vu ma tête, mon amie m'a demandé si le tabac me posait problème, et j'ai demandé s'ils allaient fumer en continu toute la soirée, ou si ça resterait très limité. Tout le monde m'a rassuré : pas de problème on n'est pas des gros fumeurs ! J'ai voulu être gentil et poli, j'ai dit que tout irait bien. Evidemment, ils ont fumé clope sur clope toute la soirée  . Et malheureusement, je n'ai pas osé râler. Je suis allé ouvrir la fenêtre et me placer devant, mais il faisait trop froid pour la laisser ouverte tout le temps. Je suis allé le plus souvent possible aider à la cuisine, mais il fallait bien rejoindre la table dans le séjour. Je me suis tenu le plus loin possible des fumeurs, mais la pièce était petite. Je n'ai pas osé en faire plus, pour ne pas heurter notre amie, pour ne pas priver mon cher et tendre d'une soirée sympathique. En rentrant chez moi, mes vêtements puaient. J'avais l'impression que le tabac était seul responsable de ma toux (impression fausse, car j'ai une rhino-pharyngite depuis plusieurs jours). Je me suis réveillé au petit matin avec la bouche pâteuse, alors que je n'avais presque pas bu de vin. Ce matin, mes vêtements puaient encore. Toute la matinée, j'ai eu des bouffées d'énervement, comme pendant le sevrage, sans savoir si c'était une vraie colère ou si cette colère masquait un manque de nicotine, une dépendance réactivée par cette soirée de tabagisme passif. Cet après-midi, ça allait mieux, et je suis sûr que ma colère a été supérieure à l'exposition à la nicotine. La soirée était très sympa, je suis ravi d'y être allé, j'y ai rencontré des gens agréables. Mais je m'étais promis ici de tout faire pour éviter la moindre taffe, de toujours éviter de respirer la cigarette des passants dans la rue, et hier soir je n'ai pas osé faire respecter mon droit à une atmosphère saine. Je passe des heures à renforcer ma motivation, et patatras : je me suis à peine défendu contre cette agression. Je crois que la leçon aura porté. La prochaine fois, je dirai clairement que, hélas, il est exclu que je passe la soirée à fumer passivement. Que si les fumeurs ne peuvent pas faire VRAIMENT attention aux autres, je serai contraint à passer la soirée ailleurs. Je ne veux plus respirer la moindre nicotine. Jo 
| Posté le 29 novembre 2008, à 22:56 | [ |
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Remplacer nos faiblesses par des forces |
"Notre cœur peut devenir fort à l'endroit de la cassure." Je consulte souvent un recueil de pensées bouddhistes, qui me tend des perches pour réfléchir à ce qui m'arrive, pour assembler à ma manière tout ce que j'ai appris ici ou là. Et cette pensée, qui en vient, convient bien à ce que je vis en ce moment, grâce à la tribu. Mais s'agissant de défume, j'écrirais plutôt, pour exprimer cette idée : "Nous pouvons remplacer nos faiblesses par autant de forces." Je ne savais pas résister à l'attrait insidieux de la nicotine, dont je connaissais pourtant les dangers. J'en ressentais une gêne quotidienne, pas une souffrance mais, oui, une faiblesse. J'ai vaincu la nicotine, et pour la vaincre j'ai fait un cheminement personnel étonnant, comme j'en avais peu fait dans ma vie. Ce cheminement m'amène à comprendre autrement l'homme et sa place dans le monde. À comprendre autrement le chemin que je parcours depuis plus de quarante ans. A envisager autrement toute ma métaphysique, cette lutte contre les angoisses existentielles par laquelle l'humanité danse depuis toujours, et chante, crie, écrit, pleure ou dessine. Il me faudra peut-être des années pour faire le tour de cette nouvelle compréhension, mais je sais que ce sera désormais une de mes grandes forces. Jo 
| Posté le 26 novembre 2008, à 18:42 | [ |
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Spécial dédicace à Féefolette ! |
Pour toi, Féefolette de mon coeur, je suis allé faire un tour dans mes placards. Juste pour te faire comprendre que, si nous avons bien des différences, il y a peut-être assez de points communs pour échanger un peu... pas les cubes, nous avons passé l'âge, mais pourquoi pas les souvenirs ? Tu le sais, si je peux t'aider à défumer, j'en serai très heureux. Jo 
| Posté le 24 novembre 2008, à 21:00 | [ |
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La baffe des six mois a commencé |
Je n'y croyais pas, au coup des trois mois, six mois et neuf mois qui sont difficiles à passer... Et vlan ! Mon sevrage est fait, je n'ai aucun doute. Je ne me suis pas trompé en me considérant comme un dino prématuré. Je n'ai pas ou pas vraiment d'envie de cigarette, et quand vraiment une envie vient, je lui fais les gros yeux et elle recule tout de suite, terrorisée  . Mais depuis quelques jours, à l'approche des six mois, mon stress augmente. Je dors mal, je suis impatient, je ressens à nouveau des bouffées d'énervement. C'est franchement pénible, mais pas moyen de me détendre. Je comprends ça comme un passage obligé dans un travail de deuil (ce qui me renvoie à mon article précédent). Couché cette nuit à trois heures (pour le travail, pas pour la fête  )... et ce matin pas moyen de dormir après sept heures  . Alors je vais essayer de prendre un peu plus soin de moi. J'ai consulté hier mon solde de congés, et j'ai déjà un peu compris ce qui se passe  : il faut que je réagisse, les congés s'accumulent et j'oublie de les prendre ! Alors au lieu de prendre une semaine à Noël, je vais en prendre près de trois. Et puis, je vous avais raconté que j'avais changé de matelas pour mieux dormir, mais il reste à changer de sommier ! Car celui que nous avions commandé (et payé !) à la CAMIF n'est pas prêt d'arriver, vu qu'ils sont en liquidation judiciaire  . Alors c'est décidé, on va en acheter un samedi prochain. Et puis j'avais décidé de consacrer mes éconoclopes à embaucher une femme de ménage, ce que je n'ai pas eu le temps de faire. Comme je suis en congés à la fin de l'année, je vais pouvoir mettre ça en place. La vie sera plus facile après, parce que nous n'avons vraiment pas beaucoup de temps et d'énergie pour nous occuper de l'appartement. Résumons-nous : j'en ai marre, je suis hyperstressé, mais je sais gérer ça. On va faire aller, y a pas péril, mais p... de b... de m... qu'est-ce que j'ai hâte de me détendre un peu ! Jo 
| Posté le 23 novembre 2008, à 11:50 | [ |
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Oser vivre |
"Oser changer", disait Freedom Now sur son blog (22 septembre 2008)... J'ai tout de suite été touché. J'ai mis plus longtemps à vraiment apprécier la pensée suivante, d'Arnaud Desjardins, tirée d'un livre de pensées bouddhistes (oui oui, certaines ont aperçu ce livre chez moi aux toilettes  ) mais elle prend en ce moment de la place dans ma vie. J'espère qu'elle vous apportera quelque chose à vous aussi  . Jo "Oser vivre, c'est oser mourir à chaque instant mais c'est également oser naître, c'est-à-dire franchir de grandes étapes dans l'existence où celui que nous avons été meurt pour faire place à un autre, avec une vision du monde renouvelée, en admettant qu'il puisse y avoir plusieurs paliers qu'on franchit avant l'étape ultime de l'éveil".
| Posté le 22 novembre 2008, à 16:33 | [ |
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Mon petit ange et mon petit démon |
Pour quoi ai-je recommencé à fumer après trois ans d'arrêt ? Une tribulienne  me racontait que pour elle, l'envie de craquer pour une cigarette s'était développée très lentement, à force de passer devant un paquet de cigarette, tous les jours, toujours au même endroit. Ça m'a rappelé de vieux souvenirs, et permis de mettre à jour le mécanisme qu'a utilisé mon petit démon intérieur pour tromper la vigilance de mon petit ange intérieur. Ce mécanisme est très pervers, parce qu'il fait passer pour habituelle (donc inoffensive) une action qu'on n'a pas encore faite une seule fois ! Le principe de base de ma résistance au tabac, c'est que lorsque je passe devant un paquet de cigarette, mon petit ange me rappelle en général que les cigarettes sont un poison, que j'ai arrêté de fumer, que je ne veux pas en prendre une seule parce que cela ne m'apporterait rien et me ferait courir le risque de redevenir dépendant. Mais mon petit diable, qui se rappelle que jadis la cigarette me servait à inhaler la dose de nicotine nécessaire pour calmer mes neurones pervertis, essaie de me faire croire que fumer est agréable, et tente d'insuffler à mon inconscient l'idée que je pourrais bien en fumer une. Si je passe chaque jour devant un paquet de cigarette, mon petit ange se dit que, bon, comme je ne suis pas complètement idiot, il n'a pas besoin de me répéter tous les jours le même message. Il s'assoupit, et pense qu'il sera facile de se réveiller en cas d'urgence. Mais mon petit diable, lui, n'oublie jamais de titiller mon inconscient et de lui faire croire que ce serait agréable. Diabolicum perseverare est... ou vice-versa : il n'y a pas plus persévérant que le diable. Résultat : l'idée de fumer une cigarette prend de plus en plus de place, se renforce à chaque passage devant le paquet. Pendant que mon petit ange dort, pensant que je résiste sans problème, en fait je cède du terrain ; je commence à croire à tous les raisonnements du petit démon, du genre : "juste une pour me récompenser d'avoir arrêté", ou "juste une pour me souvenir à quel point c'est mauvais et renforcer ma motivation", ou "à mon âge, si j'en fume une tous les trois ans, j'aurai cent ans avant d'avoir fumé un paquet, il n' y a donc aucun risque"... Le point commun à tous ces raisonnements, c'est qu'ils se finissent toujours par un petit lien avec la défume, un petit mot rassurant pour que mon petit ange continue à somnoler tranquillement. "Chut... Faut pas le réveiller sinon on pourra pas s'en griller une", me glisse mon petit démon... Et moi, complice, je veille à ne pas réveiller mon petit ange  ... Et ainsi, sans y prendre garde, je m'habitue à penser chaque jour, en passant devant ce maudit paquet de cigarettes, que je pourrais bien en prendre une. Désormais, à chaque passage, mon petit démon me dit, de plus en plus clairement : "Attrapes-en une !" sans que mon petit ange ne se réveille. C'est fait  , la mécanique est en place : l'idée de fumer une cigarette est devenue une habitude ! Ça ne vous rappelle rien, cette habitude de penser à une cigarette à chaque répétition d'un événement donné ? C'est une association d'idées, comme celles que nous avons eu tant de mal à combattre pendant le sevrage, qui nous donnaient envie d'une cigarette après chaque repas, ou à chaque café, ou à chaque verre d'apéritif... Une fois que l'association d'idée est faite... vous devinez la suite  . Résister est devenu cent fois plus difficile. Vient un jour où le petit ange dort si bien, où le pas à franchir est si petit, qu'on attrape une cigarette. Pour moi le pas a été vraiment tout petit, je n'ai presque rien eu à faire : un ami m'a tendu sa cigarette, en me demandant de la garder le temps qu'il aille pisser. J'ai juste fait un petit geste : la porter à ma bouche, inspirer... La nicotine est arrivée en quelques secondes à mon cerveau, accueillie à cris de joie par les neurones qui l'ont reconnue tout de suite. Ils ont adoré ! Une semaine plus tard, j'en ai fumé une entière. Comme mon petit ange est costaud, le combat a duré des années avant qu'il s'avoue vaincu et que je refume tous les jours, mais dès la première bouffée l'issue était certaine. Alors une seule chose à faire : gueulez avec moi bien fort "PLUS JAMAIS UNE TAFFE !" pour réveiller les petits anges qui veillent sur vous  , et ne les laissez jamais vous faire vraiment confiance. Il y a six mois que j'ai à nouveau arrêté, et je répète tous les jours à mon petit ange que son rôle est de me surveiller, pas de me faire confiance. Pour la confiance, j'ai des amis qui s'en chargent  . Jo :D
| Posté le 19 novembre 2008, à 14:05 | [ |
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PLUS JAMAIS UNE, ça veut dire quoi ? |
Je veux, comme Flora, en être toujours au jour 1 de ma défume. C'est pourquoi, après six mois d'arrêt, je change de trottoir pour ne pas respirer la fumée de cigarette des importuns que je croise dans la rue. Je ne veux plus jamais me demander si j'ai eu raison d'arrêter, donc je décide aujourd'hui qu'après un an d'arrêt, je changerai encore de trottoir pour éviter la fumée des importuns. Je ne veux plus jamais laisser croire à un fumeur que sa fumée ne me gêne pas, donc je décide aujourd'hui qu'après cinq ans d'arrêt, je changerai encore de trottoir pour éviter la fumée des importuns. Je ne veux plus jamais fumer une cigarette, donc je décide aujourd'hui que dans vingt ans, je changerai encore de trottoir pour éviter la fumée des importuns. Je trouve l'odeur du tabac irritante et désagréable, donc je décide aujourd'hui que dans cinquante ans, je demanderai à l'infirmière qui poussera mon fauteuil de changer de trottoir pour éviter la fumée des importuns. LES GENS QUI TIENNENT A SE TENIR DEVANT MOI AVEC LEUR CLOPE AU BEC SONT PRIÉS D'ATTENDRE QUE JE SOIS MORT. Jo 
| Posté le 17 novembre 2008, à 15:17 | [ |
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J'ai rêvé que je craquais... et me collais un patch ! |
Cette nuit, j'ai fait un rêve qui me donne la pêche : J'assiste à un séminaire dans une librairie d'un centre commercial de Rome, et par une verrière je vois un petit avion s'écraser sur le centre commercial  . Panique généralisée ! Et dans la foule, une amie, qui a arrêté de fumer avant moi, tient une clope à la main  , et m'explique que je ne peux quand même pas lui reprocher de fumer quand nous sommes pris dans un événement aussi stressant. La voir fumer me donne envie, et je sens que je craque, que je suis prêt à prendre une clope  . Je vais m'enfermer aux toilettes... et je sors de mon portefeuille mon patch de secours pour l'ouvrir avec les dents et me le coller sur l'épaule  ! Depuis des mois je me dis qu'il faut que je développe des réflexes de protection contre la clope. Je suis très content de voir que ça commence à venir, puisque même mon inconscient sait que toute pensée de clope doit faire naître la pensée du patch ! Et... j'ai vraiment un patch de secours dans mon portefeuille, et il n'est pas prêt d'en partir ! Jo 
| Posté le 17 novembre 2008, à 08:58 | [ |
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JoM
Age: 43
Ville: Lyon
Expérience avec le tabac: Un à deux paquets par jour. Trois ans d'arrêt, puis rechute à 15 cig. par jour pendant des années. Arrêt définitif (OUI !) le 27 mai 2008, et trois ans après, au 27 mai 2011, je n'ai pas touché une clope.
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