J'ai mal au dos depuis deux semaines, alors je sors à nouveau de chez mon médecin. Il y a dix jours, il m'a dit que j'avais raison d'arrêter les anti-dépresseurs et m'avait donnée un anti-inflammatoire (un peu d'effet, mais pas trop). Aujourd'hui, il me dit de reprendre les anti-dépresseurs pour trois mois, et me donne un autre anti-inflammatoire. L'ostéopathe de la semaine dernière n'a pas eu d'effet, j'hésite à maintenir le rendez-vous de la semaine prochaine.
Si je regarde le problème depuis très haut, le diagnostic est simple. J'ai bossé comme un fou pendant trois ans, en faisant chaque semaine le trajet entre Lyon et le Nord et en passant la semaine sans mon compagnon. Puis j'ai trouvé un boulot plus près, mais avec de lourds trajets quotidiens et pas mal de stress, et j'ai arrêté de fumer. Normal que j'en ai plein le dos. La solution passe par un changement de vie. Aller s'il le faut jusqu'à abandonner le service public, que le gouvernement est en train de mettre à bas pour des raisons strictement idéologiques, et me lancer dans une nouvelle activité. Pas facile, mais j'y réfléchis.
Si je regarde le problème à la loupe, je vois que je suis, en ce moment, énervé et agressif comme en début de défume. Par contre, je ne suis pas découragé et apathique, ou du moins très peu. Mon humeur actuelle ne m'aide pas à me rétablir.
Alors je me pose une question difficile : faut-il que je traite cette humeur par un médicament ? Et si je la traite, ai-je plutôt besoin d'anti-dépresseurs ou de patchs à la nicotine ?
Il est pénible de ne pas pouvoir compter sur mon médecin pour ce genre de question. Et mon rythme habituel ne me donne pas vraiment envie de courir du généraliste à l'ostéopathe, de l'ostéopathe au pharmacien, du pharmacien au tabacoloque et du tabacologue au psychologue. Trajet compris, je consacre au boulot à peu près treize heures par jour, alors que je suis plutôt du genre à aimer prendre le temps de vivre...
Je suis peu présent sur les forums en ce moment, parce que je suis tourné vers moi. Mais je commence à me lasser de mon nombril. J'ai envie de changer d'air.
Jo
