Pas rigolo, le Jo d'hier soir, hein

?
Depuis ma soirée enfumée chez une amie la semaine dernière, je suis resté stressé. Et ce vendredi soir, dans un bar, j'ai respiré un peu de fumée qui entrait par la porte entrebâillée derrière laquelle était le coin fumeurs. Pas beaucoup, mais assez pour me rendre compte le samedi matin que ça avait réveillé des neurones déjà secoués la semaine dernière. Quand, en fin d'après-midi, je me suis rendu compte que j'étais franchement désagréable avec mon compagnon, j'ai préféré aller me coller un patch à 7 mg.
J'ai commencé à me détendre après une petite demi-heure, mais c'est surtout après quelques heures que j'ai retrouvé une humeur un peu joviale que j'avais perdue depuis huit jours. Le soir, comme j'étais vraiment déçu de voir que j'avais encore besoin de patchs, je n'ai pas eu envie de compter ce que je buvais

, et je suis rentré chez moi assez fâché contre moi-même.
Oui, Balzane, je t'ai félicité d'avoir su te patcher. Je suis fier d'avoir eu le réflexe de ressortir ma boîte de patchs, et je suis fier d'annoncer que je n'ai pas un instant dans la soirée été tenté par une clope ! Content d'avoir utilisé un patch, mais mécontent d'en avoir eu besoin. Je ne fume plus, c'est un fait. Mais ayant l'habitude d'être exigeant avec moi-même, ça me fait mal de voir que je paye encore, sur mon humeur, mon tabagisme passé. Marre d'être morose, marre d'être stressé, marre d'être impatient... Je veux retrouver de la sérénité, et je n'y arrive que par périodes.
Voilà. J'ai remis un patch. Et il y en aura encore, de temps en temps, quand je sentirais que c'est utile. Arrêter la clope est un travail de longue haleine, mais je ferai ce travail jusqu'au bout.
Jo
