C'est étrange, mon corps est stressé par le manque de nicotine, mais sincèrement, moi je ne le suis pas. Depuis le 27 mai dernier, date de mon arrêt, je n'ai jamais ressenti une telle paix ; je me sens réconcilié avec moi-même.
Il y a deux jours que je n'ai pas mis de patch, ce qui m'a donné cette nuit une insomnie aérienne, apaisée. Quelques heures de bonheur tranquille. Au matin, je compte que je n'ai finalement pas trop mal dormi. J'ignore si j'utiliserai à nouveau des patchs, mais je sais que ça y est, j'ai réussi à la vaincre, la garce, et je me réjouis de ce que j'ai fait pour moi

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Hier j'ai accepté d'être parrain de Véro, ce qui me donne un peu l'impression d'entrer dans les vénérables de la tribu. Je me sens le cuir rêche et solide d'un dino, après quatre mois et une semaine. Et pourtant... Et pourtant j'ai retrouvé cette nuit, avec cette insomnie, des sensations très anciennes... complètement oubliées... que je n'avais pas connues depuis, disons... au moins trois mois

. Je me sentais comme un tout jeune défumeur, avec une différence notable : le confort de l'expérience qui me permettait de ne pas m'en faire, de savoir faire la part des choses.
<< Gloire aux dieux, les démons sont vaincus ! >>
C'est ce que crient les tibétains quand ils arrivent, après tant d'efforts, au col qui permettra de redescendre dans la vallée suivante. Véro, ne t'en fais pas, je ne redescends pas tout de suite de l'autre coté. Je vais rester un moment au col, pour surveiller ta progression et te guider comme je peux. J'ai l'impression de te passer le relais. Je te souhaite un parcours aussi riche que le mien.
J'ai appris à ne pas fumer en suivant un chemin qui m'a appris beaucoup plus. Chemin difficile, mais sur lequel je n'étais pas seul. Freedom-now, sur son blog, disait récemment quelque chose de beau : oser changer... Merci à toi aussi, Freedom.
Jo