Le traitement par patch a l'inconvénient de coûter cher

. Moins que le "traitement" par cigarette

, mais très cher quand même. On entend parfois qu'on peut découper les patchs pour faire des économies ou ajuster son dosage de façon précise ; mais on entend aussi que découper un patch lui ôte toute efficacité car on coupe ainsi le réservoir qui contient la nicotine. Qu'en penser ?
Quand j'ai estimé que j'avais passé assez de temps à me patcher à 7 mg, j'avais encore du mal à m'imaginer sans patch

, tout nu ! Dans un premier temps, après avoir lu des avis assez variés, j'ai décidé de suivre Gerfo et de considérer que les Nicopatch peuvent se couper. J'ai commencé à couper les patch en deux, pour avoir l'équivalent de patchs à 3,5 mg.
Dans un second temps, suite à un avis de Nanon, j'ai décidé de me renseigner plus sérieusement. J'ai compris qu'il existe des patchs médicaux de deux types : la réserve de substance active peut être liquide (réservoir étanche, fermé par un joint périphérique) ou solide (matrice polymère). J'ai compris que les patchs à réservoir ne peuvent être coupés, alors que les patchs matriciels peuvent l'être. Par contre, je n'ai pas réussi à comprendre si, comme certains sites le disent, tous les patchs nicotiniques ont une structure matricielle, et peuvent être coupés, ou si, comme d'autres sites le disent, cela dépend de la marque de patch

. Les notices rédigées par les fabricants disent toujours qu'on ne peut pas les couper... mais c'est dans leur poche que va l'argent que je consacre aux patchs et je ne leur fais pas confiance. Enfin, même quand un patch peut être coupé, on peut supposer que de la nicotine s'évapore par le bord de coupe, surtout sur la moitié qu'on n'utilise pas tout de suite. Bref, il était clair... que je n'étais pas plus avancé.
Devant ces réponses embrouillées, j'ai décidé, pour mon cas personnel, de faire confiance à mes réactions et de continuer quelques jours avec un demi-patch sans savoir s'il servait à quelque chose. Lorsque j'étais passé d'un patch à un demi-patch, j'avais senti revenir plusieurs des symptômes classiques de sevrage

(troubles du sommeil, de l'humeur et de la digestion, principalement). En une semaine, ces symptômes avaient commencé à bien régresser. Il y a trois jours, en me couchant, j'ai eu envie de décoller le demi-patch, et n'en ai plus remis depuis. Je ne constate aucun retour des symptômes de sevrage

.
Je ne peux donc pas affirmer que le demi-patch ne sert à rien, mais je peux résumer les choses ainsi, en relisant mes notes :
- En avril et mai, je suis descendu de quinze ou vingt à une dizaine de cigarettes par jour de semaine (et deux fois moins le week-end). Étape facile, grâce à un déménagement et un changement d'emploi. Aucun syndrome de sevrage.
- Le 27 mai 2008, arrêt du tabac, début du patch à 14 mg/24 h. Étape vraiment difficile pendant plusieurs semaines.
- Le 30 juin, essai de passage du patch à 14 mg au patch à 7 mg. Étape très difficile. Le 11 juillet, je reviens à 14 mg parce que je me sens en début de dépression.
- Le 28 juillet, nouvel essai de passage du patch de 14 mg au patch à 7 mg. Étape difficile pendant deux semaines, mais je m'accroche pour rester à 7 mg.
- Le 22 août, je commence à couper le patch à 7 mg en deux. Étape difficile, mais pendant moins d'une semaine.
- Le 30 août au soir, abandon du demi-patch. Dès le lendemain, je sais que c'est gagné. Étape très facile, aucune impression de sevrage.
Je pense que le demi-patch n'a, dans mon cas personnel, pas vraiment eu d'action. Il ne m'a sans doute fourni qu'une quantité négligeable de nicotine, soit parce qu'elle s'évapore rapidement quand on coupe le patch, soit parce que la dose de 3,5 mg/24 h est trop faible pour agir sur moi. En passant d'un patch à 7 mg à un demi-patch le 22 août, j'ai lancé sans le savoir la dernière étape de mon sevrage. Depuis cette date, les symptômes de sevrage vont en diminuant, et l'abandon du demi-patch huit jours plus tard n'en a relancé aucun.
Ma courte expérience, conjuguée à celle des autres membres de la tribu, me laisse espérer que je dormirai mieux dans quelques jours. D'ici une à deux semaines, ma digestion se sera rééquilibrée. La tension douloureuse qui s'empare de mes épaules un jour sur deux sera partie. Mon humeur "courante" sera sans doute redevenue normale, malgré des bouffées d'énervement qui surviendront de temps en temps, pendant encore plusieurs mois. Il me restera à travailler sur la suite, pour me prémunir contre tout risque de reprendre un jour une cigarette. Je pense que la fréquentation régulière de la tribu devrait suffire à renforcer ma motivation.
Je n'aurai jamais besoin de remettre de patch. Je sais maintenant qu'il ne "faut pas" couper un patch... mais je sais que je l'ai fait quand même et que ça m'a aidé à franchir le pas. À bon entendeur salut

!
Jo
PS : Il y a une autre solution que de couper les patchs, qui ne permet pas de faire des économies mais qui permet d'ajuster son dosage, et c'est ainsi que je ferai si j'étais à nouveau confronté au problème. C'est de placer le patch plus tard, ou de l'enlever plus tôt. Par exemple, enlever le patch en se couchant et, le lendemain, en emmener un nouveau au travail, mais ne le placer que quand on sent la pression monter. Ou l'enlever après le déjeuner (en le recollant proprement sur son support) et ne le replacer qu'en fin de journée. A chacun de construire sa méthode

.