Longues, courtes, en métaux précieux, en acier, les chaines sont au cou, parures! aux pieds, entraves!
Impalpables, amicales, encrées. Elles sont gestes, mots, regards.
Avec souffrance trainées avec regrets et amerturmes, en contact avec un sourire les voilà légères.
Elles fusionnent après tout ne sont-elles pas avant tout qu' atomes. Leurs maillons ne sont pas lourds bien qu'ils épaississent chaque jour d'avantage.
Des chainistes ont relevé un défit ils ont créé la chaine de la délivrance. Chacun devient un chainon et la chaine d'arpenteur parait bien petite, bien fragile.
Pourtan il arrive qu'il y aie une rupture : maillon usé, fragile.
Parfois une cassure, révèle une faiblesse.
Et la force de la chaine se dévoile. On resserre avec ardeur, avec tout son coeur pour ne pas la voir se briser. On soude.
Elle se reforme et d'autre maillons s'accrochent confiants. Elle grandit inexorablement.
Je suis ce petit, tout petit maillon qui a craqué. Je suis fière d'être toujours accrochée à cette chaine forte qui ne croit plus en la fumée.
Et bientôt, très bientôt je vais jeter cette cigarette qui m'empêche pas de refermer mon maillon et reprendre la chaîne sans tabac, chaine de l'amitié.