Les cigarettiers se livrent ainsi une véritable bataille POUR LE CONTROLE DU CERVEAU ET DU SYSTEME NERVEUX DES FUMEURS.
L'industrie cherche et découvre comment augmenter la dépendance des fumeurs, à la fois par des moyens chimiques et par MANIPULATION GENETIQUE." Une étude indique que la dépendance à la cigarette vient plus vite que prévu chez les jeunes...
Édité par TQa, mardi 1 août 2006 à 08:58
-Une nouvelle étude démontre que les adolescents développent une dépendance à la cigarette plus rapidement que ce que les résultats de recherches précédentes.
Le Journal de l'Association médicale canadienne publie aujourd'hui une étude du professeure Jennifer O'Loughlin (département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail) de l'Université McGill, à Montréal et son équipe (André Gervais, Garbis Meshefedjian, Christina Bancej et Michèle Tremblay) qui démontre que les signes d'une dépendance physique au tabac peuvent survenir aussi rapidement que cinq mois après la première bouffée.
Depuis 1999, la Dre O’Loughlin étudie les mœurs tabagiques de plus de 1200 élèves qui fréquentent des écoles secondaires de Montréal. Grâce aux fonds octroyés par la Société canadienne du cancer, elle étudie les facteurs de risque génétiques et environnementaux intervenant dans la dépendance à la nicotine chez les jeunes.
Le Dre O'Loughlin a reçu de 1,1 million de dollars de la Société (versée sur cinq ans) pour la poursuite de cette étude de longue durée, qui porte essentiellement sur le tabagisme et la dépendance à la nicotine chez les jeunes Canadiens.
Les études antérieures ont démontré le potentiel toxicomanogène de la nicotine mais la recherche en cours du Dre Jennifer O'Loughlin est la première à se pencher sur le mécanisme de développement de la dépendance chez les adolescents.
La Dre O’Loughlin espère que ses travaux contribueront à améliorer les programmes de prévention et de cessation conçus expressément à l’intention des jeunes.
Le Dre Jennifer O'Loughlin fait aussi état de données qui viennent étayer la thèse selon laquelle la génétique jouerait un rôle dans le développement d’une dépendance à la nicotine chez certains adolescents.
Plus précisément, elle a découvert que les adolescents qui présentaient une variation du gène appelé CYP2A6 étaient beaucoup plus susceptibles de devenir dépendants de la nicotine et ce, même en ne fumant que deux ou trois cigarettes par jour.
Dès 2003, la Dre O’Loughlin signalait que certains étudiants
avaient éprouvé des symptômes de dépendance à la nicotine après avoir fumé seulement une ou deux cigarettes.
Ses plus récentes observations pourraient fournir une explication à ce phénomène.
«Cela nous indique pourquoi même une brève exposition au tabac durant l’adolescence risque d’entraîner une dépendance à long terme chez certains jeunes », précise la Dre O’Loughlin, professeure à l’Université McGill.
Le gène CYP2A6 contrôle la rapidité avec laquelle la nicotine est métabolisée.
La variation génétique a été observée chez 19% des jeunes participants à l’étude qui ont été testés.
Selon l’Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada, 25 % des personnes de 15 ans et plus au Québec sont des fumeurs; il s’agit du plus haut taux observé au Canada.
En 2004, on estime que 9 600 personnes recevront un diagnostic de cancer du poumon au Québec et que 5 800 mourront des suites de la maladie. Au Canada, le tabagisme est la principale cause de morbidité, d’invalidité et de mortalité qu’il est possible de prévenir.
Pour lire cet article du Journal de l'Association médicale canadienne:
CV de la chercheure et coordonnées
Source de l'article: PC, Société canadienne du cancer, Université McGill"
Source :
href=http://www.toxicoquebec.com/actus/index.php?2006/08/01/1331-une-etude-indique-que-la-dependance-a-la-cigarette-vien target=_blank class=menu>http://www.toxicoquebec.com/actus/index.php?2006/08/01/1331-une-etude-indique-que-la-dependance-a-la-cigarett
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" La boisson à la nicotine ne serait vendue que sous ordonnance au CanadaPresse Canadienne
Toronto Le mercredi 26 juillet 2006
Une boisson américaine à la nicotine disponible aux États-Unis comme substitut à la cigarette ne pourrait être vendue que sur ordonnance si elle devait être commercialisée au Canada, a fait savoir le ministère fédéral de la Santé.
Selon une porte-parole du ministère, Nathalie Lalonde, Santé Canada avait auparavant indiqué que la boisson Nic Lite se classerait dans la catégorie des produits de santé naturels, parce que la nicotine est une substance chimique naturelle dérivée des plants de tabac.
Les produits contenant de la nicotine en dose égale ou inférieure à quatre milligrammes par portion - soit l'équivalent de ce que contient Nic Lite - sont réglementés comme étant des produits de santé naturels vendus sans ordonnance. «Cependant, ceci ne s'applique qu'à certaines formes pharmaceutiques, comme la gomme à mâcher et les pastilles, et pas aux produits sous forme liquide (comme Nic Lite)», écrivait Mme Lalonde dans un courriel à la Presse Canadienne.
Toujours selon Mme Lalonde, tous les produits de santé doivent faire l'objet d'une révision par le ministère fédéral de la Santé avant qu'ils soient approuvés pour la vente.
Nic Lite est une boisson à saveur de citron contenant de la nicotine organique en quantité équivalente au contenu de deux cigarettes. Le fabricant de Nic Lite, Nico Worldwide, installé en Californie, a indiqué que sa société a demandé à Santé Canada d'autoriser l'entrée du produit au pays. La boisson est conçue pour être utilisée par les fumeurs pour les aider lorsqu'il leur est impossible de fumer, par exemple à bord des avions.
Mais la compagnie Nico Worldwide pourrait connaître des difficultés à continuer à distribuer son produit aux États-Unis. L'Administration américaine des aliments et médicaments (Food and Drug Administration) a avisé l'entreprise en juin que Nic Lite ne correspond pas à la définition d'un supplément alimentaire, et que son fabricant agit illégalement en continuant de présenter son produit comme tel. Le produit est considéré comme un nouveau médicament non approuvé, selon la FDA."
L'eau à la nicotine se vendra certainement trés chère et nous le savons bien ne produira aucun effet sur le cerveau.
En effet, la nicotine par voie digestive est détruite à 70% environ par le foie. Donc, cette nicotine n'atteindra jamais le cerveau.
4 mg x 30% = 0,12 mg atteignant nos recepteurs nicotiniques, c'est peu. Insignifiant.
Restons vigilants et méfions-nous des arnaqueurs profitant de notre inculture dans ce domaine." Fumer incite à boire plusAFP Le mercredi 26 juillet 2006
Londres
Fumer des cigarettes diminue les effets de l'alcool, donc incite à boire davantage pour conserver les mêmes sensations, au risque d'aggraver les conséquences pour l'organisme, selon une étude publiée dans la revue Alcoholism: Clinical/Experimental Research.
Une équipe de l'université TAMU à College Station (Texas), dirigée par le professeur Wei-Jung Chen, a exposé des rats à un mélange d'alcool et de nicotine, et montré que le tabac réduisait la concentration d'alcool dans le sang.
«Comme la nicotine diminue significativement l'effet recherché de l'alcool - en particulier parmi les gros buveurs tels que les étudiants - cela pourrait encourager à boire plus pour parvenir à l'effet plaisant ou attendu», a expliqué le Dr Chen.
«En d'autres termes, la fumée de cigarette semble promouvoir la consommation d'alcool», a-t-il ajouté.
Or le mélange alcool/tabac comporte des risques spécifiques,
en favorisant notamment la synthèse de substances toxiques comme l'acétaldehyde, et diminue à long terme l'efficacité des médicaments sur l'organisme, explique Susan Maier, de l'Institut national de la santé aux États-Unis.
«Ces résultats devraient servir d'avertissement au grand public concernant les dangers de la consommation de plusieurs drogues, dans la mesure où les interactions entre ces substances sont souvent imprévisibles et dangereuses», a-t-elle conclu."
Un article intéressant!
Au début de mon sevrage, je suis sortie dans des soirées bien arrosées et certes trés enfumées...
J'ai ressenti fortement une envie de boire beaucoup plus qu'à l'accoutumée...
J'essayais de compenser le manque clope. Et je suivais les fumeurs mon verre à la main toujours plein, comme une pauvre agnelle affamée suivant sa pitance...
Peu d'alcool suffisait pour me faire tourner la tête...
Par contre, je respirais la fumée des autres le plus que je pouvais.
Le lendemain, j'avais de forts manques comme si je n'avais pas arrêté.
Certes, j'ai découvert par la suite que fumer les clopes des autres réveillaient mes récepteurs nicotiniques à peine endormis et j'ai mieux compris ces manques du lendemain.
J'ai réadapté le dosage de mes substituts nicotiniques avant chaque sortie pour nourrir mes récepteurs affamés...
Mes lendemains de fêtes étaient beaucoup plus sereins. Confortables. Ce qui me permettait d'affronter ces soirées sans peur....de rechutes.
Sans craintes d'épuisement sur la longueur de l'arrêt.
C'est en effet épuisant de se battre continuellement contre les manques. C'est obsessionnel...