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Se trouver des excuses ?
Avez-vous remarqué à quel point on trouve des choses extraordinaires dans la rubrique "rechute" ? J'y lisais l'autre jour des questions existentielles sur la reprise du tabac après 3, 5, 10 ans. Des questions utiles au fond pour celui qui cherche à se débarasser définitivement de cette addiction.

Hors dans les réponses, un truc m'a frappé. L'inévitable recours à "l'excuse-qui-fait-que-tu-reprends-parce-que-tu-comprends-c-etait-vraiment-trop-dur-même-si-on-a-regretté".

Une fois c'est un bambin qui tombe malade, un parent qui décède, je ne sais quelle histoire de boulot qui met trop la pression. Et souvent le récit s'accompagne de force détails aptes à faire pleurer dans les chaumières pour que chacun puisse bien se rendre bien compte que définitivement, non, non, non, il était impossible de résister ce jour là à la cigarette.

Ca m'a mis sur le cul.

Est-ce que vraiment, les ex-fumeurs sont majoritairement des gens qui ont envie de fumer mais réussisent à résister à l'envie ? Est-ce que vraiment, à vie, ils trainent avec eux cette envie incroyable et si forte qu'une excuse un peu présentable devient un prétexte suffisant à renoncer à son idéal ? Que valent alors leurs réflexions, si un chagrin les remet en question ? Que valent leurs efforts, s'ils n'amènent qu'à une frustration sans fin ? Et surtout bon dieu ne serions-nous que les jouets d'une addiction qui prend son temps pour reprendre le dessus, un jour ou l'autre ?
Je le crois pas. Je ne veux pas le croire.

A ceux qui redoutent ces moments je livre modestement une de mes "astuces" : je suis prêt à à peu près tout. Je veux dire qu'autour de moi il y a des gens que j'aime et qui meurent quelquefois. Des maladies. Des chagrins... Et je sais qu'en tant qu'ancien "drogué" je suis susceptible de sauter sur ce genre d'occasion pour faire une connerie plus grosse que moi : rouler un pétard, allumer une cigarette... Conscient de cela, je m'y suis préparé. Ca peut sembler horrible, mais ça fait partie à mon sens du "travail" de guérison : être prêt dans certaines circonstances à ne pas fumer. S'être préparé à ce à quoi on est jamais prêt. Profiter de son sang froid pour tracer le chemin des émotions qu'on a peur de ne pas savoir endiguer le jour venu. Ca marche. Ca marche même très bien.

Et ma tête est pleine de ces forces emmagasinées, de ces petites vitres à casser en cas d'urgence, et derrière lesquelles se trouvent une petite réserve de bon sens, un peu de sang froid si le monde s'effondre. Un peu de courage pour continuer ma jolie quête de liberté, quand quelquefois la vie a le goût du chagrin et de l'échec.

L'autre jour, je relisais avec beaucoup de plaisir les aventures du compte de Monte Christo. De cet homme qui a trouvé dans les souffrances de la captivité l'énergie d'être plus libre qu'aucun homme. L'énergie de contrôler les évènements comme les évènements l'avaient un jour contrôlé. J'aime cette idée de sortir de l'épreuve avec une force supplémentaire. Personnellement je suis sorti du tabac avec une envie et un amour de la vie libre, sans addiction, sans béquille, sans "paradis" artificiels. Je n'imagine pas un compte de Monte Christo qui attendrait un évènement exceptionnel pour retourner dans le confort de son cachot.

Le récit de son existence enfermée m'a rappelé mes années de pétard et de tabac. Ces 4 murs de goudrons dans lesquels je me regardais mourir sans que personne ne viennent m'ouvrir la porte. Cette longue obscurité qui était devenue une habitude et presque un refuge. Qui me protégeait de la vie en me séparant d'elle. Je me suis rappelé aussi de mon évasion. De ces murs d'envie qu'il a fallu gratter centimètres après centimètres, pour enfin sortir de là.

Et au final, je conseille à tout ceux qui galèrent de se nourrir de leur manque. De se nourrir de leur frustration. De ne jamais oublier ces galères d'aujourd'hui qui seront leur force pour demain. Parce que toi qui lit ça, si en ce moment tu danses d'envie en résistant au tabac, marque bien cette douleur dans le fond de ton cerveau. Et souviens-toi que tu ne souffres pas de l'arrêt : tu souffres de la cigarette et de ce qu'elle te fait. Ce n'est pas l'arrêt qui créé le manque. C'est le tabac. Un jour dans 1, 2, 10 mois, quand l'idée débile de reprendre une clope te passera par l'esprit, il faut que tu puisses compter sur celui que tu es aujourd'hui. Il faut que tu enfermes dans l'intimité de ton coeur cette petite voix qui saura dire "souviens-toi comme tu as souffert". Pas pour garder une douleur. Pas de tout. Pour garder une liberté. Et pour garder intacte la beauté du rêve que tu fais aujourd'hui : celui de te libérer d'une prison dans laquelle tu n'as plus rien à faire.

Bon courage à tous et bonne défume à chacun !

Dom
Posté le 20 mars 2013, à 17:19
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Aller vers la lumière.
Au début tu arrêtes, et t'as plein de gens qui disent que tu vas reprendre.
Les statistiques le confirment. Et les témoignages que tu trouves se passent le mot. Tu souffres en espérant que ça sera pas trop long.

Après, tu continues d'arrêter. 1 mois. 2 mois. Là tu rencontres le fameux qui a justement repris à 1 mois, 2 mois... Ou qui trouve que tu as grossi. Ou qui pense que tu es énervé. Que tu supportes pas. L'entourage se lasse.

Les mois passent, et tu fais le compte hallucinant de ceux qui ont repris la cigarette. De ceux pour qui c'était pas vraiment le moment. Pour qui ça sera jamais le moment. Et tu compiles les inquiétudes, les déceptions.

Et puis les années s'empilent enfin. Les belles années sans clope. Et là encore tu en trouveras pour t'expliquer qu'ils ont repris au bout de 2 ans. Ou qu'ils sont quand même malades. Ou quand même malheureux.

Avec le temps, je me demande ce que m'a apporté cette part d'ombre que traverse tout défumeur. Peut-être le dégoût de l'échec ? On arrête pour s'approcher de la lumière : une vie plus saine, qui respire mieux, qui sent bon, qu'on aime et qui nous aime. Qu'importe la difficulté si on peut s'appuyer sur la pensée rassurante qu'un jour ça ira mieux, que tout ça ben ça sert à quelque chose. Je répéterai jamais assez qu'un jour on guérit. Que même si on a été le pire des fumeurs, le plus accroc des toxicos, un jour on peut enfin se dire qu'on est plus fumeur. Qu'on a plus envie d'une cigarette. Qu'une bouffée nous dégouterait.

Sur le chemin de la défume j'ai laissé pour toujours le tabac. Et l'herbe. Et les briquets et les feuilles. Et les cendriers. J'ai aussi laissé les fleurs fânées du découragement. Les fréquentations toxiques. Les phrases venimeuses du doute. Je n'en veux pas à ceux qui m'ont demandé de porter leur mal-être ou leur aigreur. Mais je n'ai pas voulu tomber dans ce genre de piège. La liberté a ses exigences : se débarrasser de son propre fardeau, s'épargner celui d'autrui, pour relever la tête enfin.

La défume, ça devrait être un applaudissement. C'est une fête. Si vous faites la fête pour votre anniversaire, imaginez à quel point vous auriez raison de fêter votre défume. C'est un élan vers la vie, une action concrète de bonheur, le truc le plus positif qu'on puisse s'offrir. Ne pleurez pas sur les difficultés, elles ne le méritent pas.

Je me félicite toutes les semaines d'avoir arrêté de fumer. Pour de vrai ! Et on me félicite régulièrement quand de temps en temps j'explique que ça fait 4 ans, ou que je me suis épargné 45.000 clopes. J'aime cet élan positif, eminement constructif. Ce bonheur tout simple et qu'on aime partager. J'aime imaginer la personne qui lit ceci et qui sourit en se disant que ouais, c'est vrai, elle est en train de faire un super truc. D'être digne du bonheur de vivre.

Un jour dans ce blog, j'ai écrit que la seule colère digne de nous, c'était la rage de vivre, l'emportement inspiré de l'âme au service du corps. Cette colère qui donne la force de se relever de ses échecs et de ses erreurs. Je m'en veux aujourd'hui d'avoir pensé que c'était un combat. Qu'il fallait de la force. Il faut juste assez de pensées positives pour sourire à l'adversité. Et elle s'en ira toute seule.
Bonne défume à tous et à chacun.





Posté le 29 janvier 2013, à 16:24
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4 ans : le cadeau magnifique.
Demain, ça fera 4 ans que je ne fume plus.

L'article pourrait s'arrêter là : tout est dit. Même si les dates s'oublient souvent celle-ci tient une place à part.
C'est le jour où je me suis fait un magnifique cadeau.

On attend beaucoup des autres, souvent. L'amour, la reconnaissance, le bonheur, la sécurité... Mais finalement que s'offre-t-on à nous-même ? Quel cadeau vraiment génial se fait-on que personne ne pourrait nous faire ? Avec le recul, j'ai compris que l'arrêt du tabac était véritablement un cadeau fabuleux. Du genre que vous ne feriez sans doute à personne. Et que personne, jamais, ne pourrait vous faire. Parce qu'en arrêtant de fumer, même si c'est pas toujours simple (lol) :

- On s'offre du bonheur, l'arrêt de ce boulet terrible de la culpabilité. Le soulagement de cette conviction qu'on est en train de s'intoxiquer, de se ruiner la santé.

- On s'offre des soirées bien au chaud, des hivers sans bronchites (étonnant ça !).

- On s'offre de l'amour propre. Pouvoir se dire "yes, j'suis un mec/une gonzesse qui en a : j'ai réussi à m'améliorer à la seule force de la volonté, j'ai réussi à briser mes chaines". Une fois passés les premiers mois, ça fait du bien.

- On s'offre l'admiration des foules : c'est divin de dire "j'ai arrêté y a 4 ans". Les fumeurs vous voient comme un héros -tu parles- les autres comme quelqu'un qui a su mettre des actes sur ses pensées. Tout bénéf.

- On s'offre du temps avec ses momes. Une vie qui dure plus longtemps et surtout la possibilité de dire à ses enfants "fume pas c'est de la merde" sans donner 30 fois par jour l'exemple du contraire. Pour moi, ça n'a pas de prix ce truc là ! Je suis tellement heureux de pouvoir donner cet exemple à mon fils ! C'est aussi un cadeau fabuleux que je lui fais, et j'en connais bien le prix !



L'autre jour, j'ai vu une pub pour l'euromillion. Je m'imaginais comme tout le monde toucher le pactole et je me suis dit "même le mec le plus riche du monde ne peut pas s'offrir ce que je me suis offert : la guérison du tabagisme".


Alors voilà. Au bout de 4 ans je sais que je ne fumerais plus jamais. Je n'en ai plus envie. Je suis guéri de cette saleté et je porte ici le témoignage que c'est possible. C'est pas sympa mais je porte aussi le témoignage qu'on peut vraiment en c... pour s'en sortir. Vraiment ! Mais ce n'est pas grave. Chez certain c'est long à passer, suffit de lire ce blog pour le vérifier. Mais ça passe.

Au bout de ces 4 ans j'aimerais aussi insister sur un point :
si tu as décidé d'arrêter, si tu as compris que c'est une bonne décision, personne ne peut te faire refumer. Aucun évènement. Aucun chagrin. Aucune fête. N'ai pas peur de la fatalité. Aucune cigarette ne va se jeter dans ta bouche. Si tu as décidé que c'était fini, réjouis toi : c'est fini !

Bon courage à tous, et au plaisir de vous voir empiler bien plus d'années encore que ça !





Posté le 3 janvier 2013, à 15:12
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Comment ça "jamais à l'abri ?"
J'ai envie d'hurler à chaque fois que quelqu'un qui arrête de fumer évoque la peur d'une rechute.

Venant de lire l'inquiétude d'un foromeur à ce sujet, je l'encourage ici en gravant dans la pierre de ce blog quelques vérités toujours bonnes à dire. Non, non et non : on ne "risque" pas une rechute. Si on refume c'est parce qu'on a pris une cigarette, qu'on l'a mis dans la bouche et qu'on l'a allumé. Volontairement. Consciemment. A partir de ce moment là, on a rechuté. Mais une rechute ne vous "tombe" pas dessus. Si vous avez décidé d'arrêter de fumer rien, ni personne, ne peut vous forcer à refumer.

On a jamais vu une cigarette sauter à la figure de quelqu'un et le rendre à nouveau dépendant.

Entendons-nous : je considère comme des victimes ceux qui craquent, ou qui craquouillent. Victime d'une addiction, sans doute. Victime d'un coup de blues, peut-être. Victime d'un manque de confiance en soi... Qui sait ? Mais l'honnêteté leur fait toujours reconnaître qu'ils savaient ce qu'ils faisaient en reprenant une bouffée de cigarette. Soyez plus malins !

Ceux qui ont passé plus d'une semaine sur ce site le savent : la seule façon d'arrêter c'est "zéro clope, zéro taffe". Ca peut sembler difficile. Ca l'est au début. Mais c'est possible. Ce qui n'est pas possible, c'est de crapauter 1 ou 2 bouffées de temps en temps, quand on a été gros fumeur. Ca va mettre 1 jour ou 1 an, mais on revient toujours à la consommation du départ. Et souvent en pire.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire : 45 mois. Dont plus d'une quarantaine passés sur le site. Les nouveaux peuvent me faire confiance quand je leur dis que :

petit 1 : une personne qui recraque est toujours malheureuse. Il n'y a pas de gens qui abandonnent leur rêve d'être non-fumeur et s'en trouvent soulagés. La clope a toujours le goût d'une défaite, d'un échec et d'un chagrin. Très souvent quelqu'un qui craque va rééssayer d'arrêter. Au mieux il tirera les leçons de son échec. Au pire il se pensera pour longtemps incapable d'arrêter. Si l'envie vous vient de fumer, soyez sûr à l'avance que vous allez le regretter et qu'il y aura dans votre clope plus d'envie de vomir que de soulagement.

petit 2 : toute bouffée est une rechute. Si vous saviez, en plus de 3 ans, combien de fois j'ai lu un témoignage qui commençait par "j'ai cru qu'une bouffée ça serait pas grave pi bon j'voulais savoir...". Ca finit dans les larmes, les crises de manque, la honte. Toujours.

petit 3 : il est parfois difficile, au début de la défume, de refuser d'en reprendre une. Mais imaginez : si vous n'avez pas le courage de refuser la première, où donc comptez-vous trouver le courage de refuser la 2ème ? Et la 3ème ? La prochaine fois que vous pensez faire un écart souvenez-vous en : si vous manquez de courage pour dire non 1 fois, vous n'êtes pas près de le retrouver.

petit 4 : l'ennui d'une simple bouffée de cigarette, c'est qu'elle réveille des capteurs nicotiniques qui mettent des mois à disparaitre (ça vous en savez quelque chose !). Une simple bouffée de cigarette, d'à peine quelques secondes, va détruire plusieurs mois de travail de votre corps. Est-ce qu'elle en vaut vraiment la peine ?

et le grand 5 : il n'y a pas de fatalité. Tout le monde peut arrêter la clope, même s'il faut parfois plusieurs essais. Mais ne croyez pas au "craquouillage" ou à l'exception. Toute rechute est dramatique. D'abord parce qu'elle vous détruit le moral et la confiance en vous. Ensuite parce qu'elle est une humiliation car elle souligne la force de la dépendance. Enfin parce qu'elle est toujours un échec, et personne n'aime ça.

Ne croyez pas qu'on est "jamais à l'abri". Bien sûr qu'on est à l'abri. Si on décide d'arrêter de fumer, on ne refume plus jamais. Ca peut sembler "un peu trop plein d'assurance" ce que je dis là et on en a vu refumer après plusieurs années d'arrêt. A mon avis, c'est qu'ils n'avaient pas réglé tous leurs compte avec la cigarette. Ils n'avaient pas fini le chemin. Pourtant moi qui vous parle, après avoir été très "drogué" et addict jusqu'au trognon, je sais parfaitement que je respecterai la règle "zéro taf, zéro clope". Je sais aussi qu'après plusieurs mois d'arrêt cette règle est très facile à respecter. Et que même dans un moment de stress, une envie de "fumer" (en fait l'envie de passer ses nerfs) n'est pas plus forte que l'envie d'un pain au chocolat.

Voilà, ce petit mot en réponse à un dialogue sur le forum (bon courage souflelibre pour ta nouvelle tentative et à cac pour son nouveau départ). Rejoignez-moi donc à l'abri de cette merde. Cet abri là, c'est votre conviction d'être dans le bon, et à condition d'y croire personne peut la détruire.
Posté le 4 octobre 2012, à 19:27
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Un petit pas pour un défumeur...
Le premier homme sur la lune est mort dans une sorte de bonne humeur, car au fond il a réalisé ses rêves et donné avec modestie et panache un exemple de courage à la terre entière. Si je parle de lui ici, c'est parce que son aventure me rappelle la défume, et sa phrase légendaire "un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité" peut s'appliquer à tous les héros anonymes qui, un jour, font ce premier pas sur une planète inconnue : la planète de ceux qui ne fument plus.

Je suis, tu es, nous sommes tous des Neil Amstrong. Nous sommes tous des humains tout simples, qui montons un jour dans une fusée pour dépasser des limites, pour découvrir d'autres univers, pour faire ce petit pas vers la liberté qui est un grand pas pour toute l'humanité.

Nous sommes tous des Neil Amstrong, qui ne faisons pas que rêver : un jour on prend les commandes de nos destins et on monte dans cette fusée où on croit qu'on va y laisser notre peau. Au moment du décollage on pense tous à ceux qui y ont laissé la vie dans l'aventure, qui n'ont pas réussi, et on se dit qu'on ne vaut pas mieux qu'eux, alors pourquoi nous on va réussir ???? Et la fusée décolle, tremble, et nous collés par la peur et le manque à notre siège, à serrer les dents pour que ça passe...

Bien sûr, aucun défumeur ne passe jamais à la télé. Aucun téléspectateur n'a passé la nuit devant un petit écran pour voir un défumeur faire ses premiers pas dans un monde sans tabac. N'empêche, triomphant pour lui même, plantant le drapeau de la liberté dans un décor gris comme un cendrier, sautant allégrement dans un monde qui ne demande qu'à lui appartenir, le défumeur est lui aussi un héros. Lui aussi veut décrocher la lune.
Lui aussi pourra un jour penser à sa vie en se souvenant de cette jolie victoire...

Bye bye Neil et vive les petits pas des défumeurs, qui sont de grands pas pour l'humanité


Posté le 27 août 2012, à 11:27
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