jE NE COMPRENDS PAS
Bonjour à tous et toutes. Je ne comprends pas: par deux fois j'ai répondu en divers au post de Jahnis et par deux fois ma réponse qui n'était ni vulgaire, ni rien a été supprimé. Suis je éjectée du Stop? Ai je géné? mais pourquoi ne pas avoir purement et simplement ce post ouvert par Jahnis Ou bien est il interdit d'appartenir à plusieurs sites dont je ne fais par ailleurs aucune publicité ne donnant pas le lien? J'aimerai que l'on me réponde et que ceux ou celles, voire l'administrateur m'explique. j'ai encore quelques personnes avec qui j'aimerai rester en contact sur ce forum, dont une marraine et une filleule, mais si vous censurez pourriez vous avoir la correction de me le signaler, cela m'évitera de perdre du temps
Posté le 10 mai 2010, à 14:07
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Pour les nouveaux...
j'ai repris ce jour l'article d'Akita. Depuis près de cinquante personnes ont été brouter de l'herbe moins empoisonnée. Dommage pour le site. Mais il est vrai que chacun se doit de prendre ses responsabilités. Bonne défume à tous AUX NOUVEAUX ET AUX AUTRES Vous avez rejoint le site STOP TABAC parce que vous voulez cesser de fumer, et vous avez bien raison. Ce site, et son forum, en particulier, offrent des informations précieuses et une solidarité non jugeante entre les « tribuliens ». Non jugeante : car nous savons bien combien le doute, la dépression, l’idée que nous pouvons être nuls peut accompagner le sevrage. Il faut alors avoir confiance dans les autres, tous les autres, savoir que l’on sera accepté, même si quelques mots, parfois, dépassent notre pensée. Cette attitude, cet engagement, les membres du forum la respectent. Et c’est alors grâce aux initiateurs du forum mais aussi au sens des responsabilités et à l’humanité des tribuliens que STOP TABAC est reconnu aujourd’hui, comme l’un des meilleurs sites de lutte contre le tabac. Il peut néanmoins arriver que des conflits surgissent, que des propos malveillants soient postés. Rarement et c’est alors de la responsabilité du modérateur du forum que de faire taire les quelques membres qui confondent ce site avec une cour de récréation. Aujourd’hui, cependant, nous nous trouvons dans une situation totalement différente : 3 personnes, qui ont chacune à leur manière beaucoup apporté aux membres du forum, ont été exclues par l’administrateur du site, avec comme seule explication qu’elles auraient été vulgaires. Ces membres n’ont reçu aucune explication, n’ont pas eu la possibilité de se justifier et ne pourraient rejoindre le site à nouveau qu’après un mois de « pénitence ». Imaginez que vous soyez arrêté sur la route par un policier qui vous retire votre permis pour « conduite dangereuse », tout en refusant de vous expliquer quand et où vous avez commis cette infraction. C’est exactement ce qui est arrivé à nos camarades de défume. Alors leur révolte est la nôtre. Car, désormais, personne ne peut savoir ce qu’il encourt en faisant part de ses sentiments, de ses doutes, personne ne peut être sûr du fait qu’un propos ne sera pas sanctionné, arbitrairement. C’est donc par solidarité avec les exclus mais aussi pour préserver la sécurité que nous avons connue sur ce site que 50 membres environ ont signé une pétition, par ailleurs bloquée par l’administrateur, et que plusieurs d’entre nous rappellent chaque jour le souvenir de celle et ceux qui ont été obligés de partir. Car eux aussi méritent, comme vous, comme nous, de bénéficier de ce site. Alors bien sûr ! Notre désaccord perturbe un peu le forum. Quelques incompréhensions ou regrets peuvent naître, que nous comprenons, mais qui ne peuvent engager à sacrifier nos camarades. Ce que nous voulons, cependant, c’est que le site préserve sa vocation première de lutte contre le tabac. Il faut donc, nouveaux, anciens, continuer à poster, à parler de notre lutte contre le tabac, de cette fierté de nous-mêmes que nous conquérons ensemble. Nous continuerons à nous aider. Nous sommes en désaccord avec une erreur qui a été commise. Tout le monde fait des erreurs. Nous ne mettons personne en jugement. Ce que nous espérons, attendons, simplement, c’est un acte de solidarité et de compréhension de la part de l’administrateur du site : un acte d’humanité, aussi, car notre combat contre la cigarette et les cigarettiers relève d’une forme d’humanisme que nous espérons être accessible à quiconque. Posté le 20 avril 2010, à 20:35
Posté le 26 avril 2010, à 13:51
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congés du stop
Bien, je pars à l'étranger pour une semaine donc je quitte "la bataille" contrainte et forcée. Car il s'agit d'une bataille, d'une vraie contre le totalitarisme et une bande de personnes,( les louves sont sorties du bois pour s'auto-congratuler), certes sur le stop depuis des années et des années qui réapparaissent dès qu'il s'agit de fiche la panique. (Au fait Mesdames vous en êtes où de la défume?Pas toujours évident n'est ce pas?). Cette fois elles y sont arrivées, grâce à la complicité volontaire ou involontaire de Monsieur Etter. Je dis aux gens qui commencent à déserter le stop et qui ont signé la pétition pour le retour des "pestiférés" : ne quittez pas le stop, cet outil vous appartient au même titre qu'à quiconque et même s'il est difficile de poster les aides, comme si de rien n'était,il est nécessaire que ce site vive en se l'appropriant. Car ce n'est pas le site en lui même, qui n'apporte guère plus que les sites classiques en terme d'informations mais bien les personnes qui postent et chattent qui aident dans la défume. Monsieur Etter sans nous, votre site n'est rien.En êtes vous seulement conscient? L'idée héberger sous nos pseudos les éjectés jusqu'au retour de la normale est une solution transitoire mais réaliste. Dans tous les cas, je demande la réactivation des pseudos des trois personnes Red, Annema et Philikian (qui vous a seulement menacé d'alerter la presse) et me joins par avance à toute décision émanant de la tribu allant dans ce sens, hormis la grève des posts car il y a des personnes qui ont besoin d'aide urgente et à ceux là on ne peut ne pas répondre, on n'a pas le droit sinon on serait comme ces administrateurs qui flanquent hors de l'hôpital trois malades du tabac sous prétexte que leur "gueule" ne revient pas à certains patient. Si je venais à être censurée ou éjectée, eh bien tant pis, j'en assume le risque De retour dans une semaine donc en espérant que nos administrateurs auront nommé un vrai médiateur, les pestiférés réintégrés s'ils le veulent toujours, et que ce site retrouvera le chemin de l'entr'aide et l'humour
Posté le 14 avril 2010, à 09:40
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bis répétita
Que des attaques individuelles soient censurées sur le forum, cela semble normal mais que certains s'érigent en pères la vertu devient inadmissible. Par deux fois en deux jours, la censure est tombée: d'abord sur un blog au motif que les jeunes ayant accès au forum pourraient être choqué par le terme grossier "en......" que l'on entend à tous les coins de rue, le terme normal étant" sodomisateur de diptéres", le second un post de moi même où j'enlevais les voyelles, ce qui est une façon de prendre la censure au piège par le rire, verrouillé. Le rire, a des vertus et quand bien même tout le monde ne rit pas de la même manière, ni des mêmes choses, censurer, verrouiller fait preuve d'une étroitesse d'esprit qui n'aide pas, contrairement au rire à la défume. Savez vous qu'une demie heure de rire est égal en endorphine à un demi paquet de cigarettes, si , si , il faut que je retrouve l'article. J'ai , je le crois toujours, dans la mesure de mes moyens, répondu aux questions sur le tabac, j'ai aidé dans la mesure de mes moyens toujours les tribuliens que je connaissais ou non, lorsque je voyais sur le chat quelqu'un qui s'inscrivait et restait, une petite lumière rouge s'éclairait: besoin d'aide et j'y allais. J'ai pendant des mois et des mois souhaité les anniversaires parce que je sais que pour certains cela est important et j'ai répondu aux questionnaires parfois oiseux des administrateurs du site, tout en participant aux posts "rires" Là JE dis STOP: je ne répondrai plus aux questionnaires, je suis en grève d'anniversaires et je pense que je vais me mettre en congés du stop s'il n'est pas mis un frein à cette atmosphère fétide rappelant l'époque où l'on brulait les livres Messieurs les censeurs, bien le bonjour
Posté le 7 avril 2010, à 13:28
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les interdits et le rire
Que des attaques individuelles soient censurées sur le forum, cela semble normal mais que certains s'érigent en pères la vertu devient inadmissible. Par deux fois en deux jours, la censure est tombée: d'abord sur un blog au motif que les jeunes ayant accès au forum pourraient être choqué par le terme grossier "en......" que l'on entend à tous les coins de rue, le terme normal étant" sodomisateur de diptéres", le second un post de moi même où j'enlevais les voyelles, ce qui est une façon de prendre la censure au piège par le rire, verrouillé. Le rire, a des vertus et quand bien même tout le monde ne rit pas de la même manière, ni des mêmes choses, censurer, verrouiller fait preuve d'une étroitesse d'esprit qui n'aide pas, contrairement au rire à la défume. Savez vous qu'une demie heure de rire est égal en endorphine à un demi paquet de cigarettes, si , si , il faut que je retrouve l'article. J'ai , je le crois toujours, dans la mesure de mes moyens, répondu aux questions sur le tabac, j'ai aidé dans la mesure de mes moyens toujours les tribuliens que je connaissais ou non, lorsque je voyais sur le chat quelqu'un qui s'inscrivait et restait, une petite lumière rouge s'éclairait: besoin d'aide et j'y allais. J'ai pendant des mois et des mois souhaité les anniversaires parce que je sais que pour certains cela est important et j'ai répondu aux questionnaires parfois oiseux des administrateurs du site, tout en participant aux posts "rires" Là JE dis STOP: je ne répondrai plus aux questionnaires, je suis en grève d'anniversaires et je pense que je vais me mettre en congés du stop s'il n'est pas mis un frein à cette atmosphère fétide rappelant l'époque où l'on brulait les livres Messieurs les censeurs, bien le bonjour
Posté le 7 avril 2010, à 12:57
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un faux débat
Revient sur le forum ce que je nomme un faux débat par excellence: l'usage ou non de substituts ou de médicaments pour arrêter de fumer. Nous ne sommes pas tous identiques devant la cigarette ( temps et rythme de consommation, les pourquoi de cette addiction...) Il y aurait en gros une manière noble d'arrêter ( sans rien) et les autres. Je dis simplement que par leur histoire, certains peuvent effectivement arrêter sans rien ( loin d'être la majorité) et de ne pas compenser par autre chose, la bouffe, l'alcool, les compulsions achat et j'en oublie.De plus personne n'est à l'abri d'une rechute...des mois ou des années après Et puis il y a tous les autres pour lesquels une aide est nécessaire, que ce soit médicaments ou substituts. Bien sur que prendre ds substituts ne fait en réalité plaisir à personne, mais c'est ainsi et je le répète entre un cancer et des substituts il n'y a pas photo. Je sais de quoi je parle. Et les personnes qui stoppent en se faisant aider ont autant de volonté que les autres. Simplement elles ne peuvent pas arrêter sans rien, et ce n'est pas une question de volonté mais de degré d'addiction Je renvoies tous et toutes aux explications données par Edila sur son blog. En ce qui me concerne ayant" bénéficié d'un cancer", à plus de 16 mois je suis encore sous substituts et j'en ai encore pour un bout de temps, certes cela m'agace mais c'est ainsi. Morte et enterrée, les substituts ne me gêneraient plus!!! Il n'y a pas de manière noble de stopper le tabac, il y a des façons différentes en fonction des personnes
Posté le 27 mars 2010, à 09:47
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Mon chien a un cancer
Mon chien a un cancer, un de ceux qui ne se soignent pas... Alors on va l'accompagner, comme il a su m'accompagner à mon retour de clinique, mon chien va mourir. Retour de la clinique, il est à la maison. Médicaments pour ne pas souffrir. Nous pour la présence. Fini les départs en catastrophe le dimanche soir à la clinique de garde, parce qu'il avait trop mal et pleurait comme pleurent les chiens. Nous avons trouvé un vétérinaire qui de déplace jour et nuit, 24h/sur 24 et qui sera présent au moment fatitdique Jumper mourra à la maison, sans stress supplémentaire, accompagné de ceux dont il aura été durant sa vie l'ami fidèle, le compagnon des jours roses ou gris. On dit qu'on juge une société à la façon dont elle traite ses animaux. En ce moment, je pense aussi à toutes les personnes qui meurent solitaires En ce moment je pense à la mort. Et à ce fléau, le cancer
Posté le 23 mars 2010, à 17:49
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le décompte des jours
Je lis régulièrement sur les blogs la phrase suivante: je ne vais plus sur le stop parce que cela me ramène à la cigarette. Va pour ceux qui ont cessé depuis des années mais pour les autres... J'ai pensé aussi cette phrase et puis j'ai réfléchi: c'est lorsque j'avais envie de fumer que je vais plus souvent sur le forum et non l'inverse. Je lis aussi parfois , au bout de quelques semaines que certains se considèrent comme ex fumeurs. Pourquoi pas? Mais ma petite expérience me fait dire que ce n'est pas parce que l'on n'a plus envie de cigarettes pendant quelques temps que l'on est définitivement sorti de l'auberge. Certes certains et c'est tant mieux pour eux sont moins addictifs et le rappel des mois après de la cigarette n'a jamais lieu. Mais il me semble que cela n'est pas la majorité. Par contre je me suis aperçue ce matin que j'avais arrêté depuis quelques jours de compter les jours et que parallèlement des situations qui auraient été des appels à la cigarette n'ont pas joué ce rôle. Il est vrai que je suis encore sous substituts mais à l'époque de mes craquelages, j'étais aussi sous substitut. Est ce que je me considère cependant comme ex fumeur? Non, pour l'instant je préfère dire que je suis un fumeur abstenant et il y a là une marge. Si je fais cette différence, c'est que j'ai passé plus de huit mois sans avoir envie d'une cigarette mais que virages mal négocié j'ai effectué quelques vol planés en craquelage. J'ai juste envie de mettre en garde contre un trop d confiance en soi qui peut mener à la débandade... Et puis je continue à venir sur le forum, pour rendre un peu de l'aide que l'on m'a apportée et parce que j'y rencontre des gens sympathiques que je n'aurais jamais rencontré autrement. A bientôt sur le CRO
Posté le 19 mars 2010, à 16:28
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le soi masqué par la cigarette
Un peu alarmée par la lecture de certains blogs ou posts, j'ai envie ce jour de redonner une petite lueur d'espoir. Je lis que derrière l'écran de fumée certains découvrent un vide, d'autres des choses moches, d'autres encore se dénigrent pour ce qu'ils ont été ou seraient. Si nous avions été des personnes sans histoires, parfois très dures, nous ne serions pas tombés dans le piège du tabac, voire dans d'autres pièges addictifs. Souvent ces histoires, indépendantes de notre volonté, le plus souvent enfantine, nous nous en sommes rendus responsables, nous n'avons cessé, enfin pour beaucoup, au fond de nous dénigrer et du coup de nous auto agresser. Et comme nous n'étions à nos yeux et/ou aux yeux des personnes vitales pour nous toujours insuffisants, nous avons toujours voulu faire plus, et encore plus pour obtenir un brin de reconnaissance à nos propres yeux. Cycle infernal, autophage, qui parfois nous a mené au bord de la rupture et dans tous les cas dans le panneau de l'addiction. Ce n'est pas notre faute, nous avons pansé les plaies avec les moyens que nous avions à notre portée. Et nous avons longtemps continué à reproduire cette situation, toujours plus, toujours plus haut, jamais assez bien, le tout bien camouflé souvent sous de belles réussites professionnelles ou autre. Alors quand on enlève la cigarette ou que l'on se trouve confronté à un diagnostic funeste, que reste t il de tout cela: soi. Et c'est là que je voudrai mettre en garde certains d'entre nous. On s'aperçoit en effet qu'avec la cigarette, on a fait des choses, pour ma part qui me paraissent aujourd'hui avec le recul futiles. Je crois bien qu'au fond je le savais, mais bon. Dans le fatras de tout ce que l'on a pu faire et de ce que l'on n'a pas fait ( et qu'il est peut être temps de faire), tout n'est pas à jeter aux orties ( elles n'ont pas besoin de cela pour vivre, elles). Il y a des hommes et des femmes qui ont lutté comme ils l'ont pu contre des destins, des traumatismes, des rejets, y a parmi les crétineries des choses que l'on a faites et qui valaient la peine d'être faites, il y a des humains, des hommes et des femmes qui sont valables, plus que valables même puisqu'eux se posent au moins les questions et osent regarder la vérité en face.Des hommes et des femmes avec tous leurs atouts dont celui d'être enfin faillibles. Avec l'arrêt de la cigarette vient le temps des bilans et des tournants à prendre dont le premier et essentiel est de trouver une estime de soi vraie, de ne plus camoufler ce qui faisait mal dans l'inconscient de notre subconscient. Non ce n'est pas du vide mais un temps de latence, comme la chrysalide en a besoin avant de se faire papillon. J'ai juste envie de dire aux futurs papillons, prenez le temps de nourrir la chrysalide, laissez la se gorger, même si elle peut paraitre laide, demain elle sera papillon.
Posté le 15 mars 2010, à 18:57
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l'auto agression et la cigarette
Lorsque j'ai craqué la dernière fois, je me suis enfin rendue compte parce que les circonstances s'y prêtaient qu'il se jouait quelque chose de profond et non pas un craquelage lié à l'envie du au manque ou autre. De fait, j'ai réellement utilisé la cigarette comme un moindre mal, certes, cependant comme une arme à retardement contre moi même tout de même. Je me suis sciemment auto-agressée en réponse à une situation où mes proches allaient très mal. J'avais eu il y a très longtemps le même type de réflexe avec l'alcool ( très peu de temps car j'ai tout de suite repéré l'addiction alcool) alors que je n'avais pas réellement repéré la cigarette comme une drogue, hélas très légale. En fait je n'avais pas fait le rapprochement entre ces deux comportements car il fallait des circonstances très particulières pour qu'il fonctionne. Après avoir pas mal réfléchi, j'ai lors de ma dernière séance chez le psy posé bêtement la question: Mais pourquoi est ce que je m'agresse moi lorsque ceux que j'aime vont mal? Comment mettre un terme à cela. Le pourquoi? Il date de bien avant la cigarette. J'avais presque huit ans lorsque ma mère est morte ( ou plutôt disparu, dans ma famille on ne meurt pas, on disparait), l'age ou toute puissance et pensée magique font que l'on se pense responsable de tout, en particulier de la perte d'une mère. Si je suis responsable et que personne ne me punit, je me punis moi même et je me punis pour continuer à avoir le droit de vivre. C'est précisément ce schéma qui enfoui, comme le dirait Edila dans mon cerveau reptilien, a agi cette dernière fois. Vous me direz et la cigarette? Très simplement la cigarette a été à la fois l'arme du crime et le sauveteur, dans ce cas précis. Pensée magique: si les miens vont mal, c'est de ma faute, donc si c'est de ma faute, je dois me tuer: magie noire: la cigarette=cancer. Oui mais tout de même je ne mérite pas la peine de mort, je veux qu'on m'aime un peu, donc magie blanche: la cigarette comme mort repoussée à plus tard. J'ai fonctionné pendant des années selon ce schéma, la cigarette récompense, la cigarette quand ca va mal, quand les autres allaient mal. La cigarette comme arme d'auto destruction, drogue de l'oubli tout en se donnant l'illusion de s'aimer un peu.Mais comme on ne change pas son cerveau reptilien, il va me falloir trouver d'autres façons de contourner ce shéma si bien ancré que je l'avais oublié a SUIVRE
Posté le 5 mars 2010, à 17:59
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juste pour passer le tour
Merci, juste pour passer le tour
Posté le 2 mars 2010, à 16:21
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simplement marre
Simplement marre. Aujourd'hui, après avoir assuré divers emmerdements les uns sur les autres depuis presque trois semaines, quand l'un est résolu se présente un second et un troisième et j'ai beau augmenter les patchs, utiliser l'inhalateur, me dire que c'est débile,dangereux, que je vais rechuter cancer: recraquage, conscient, juste pour faire remonter le moral. Comme le disait Bravo il y a deux cas dangereux, la clope joie et la clope médicament. Pour la clope joie c'est passé, visiblement la clope "j'ai envie de me foutre en l'air pour que tout s'arrête", elle est toujours là. Depuis dimanche, je lutte, ce n'est même pas par envies, simple réflexe de mon cerveau reptilien comme dirait Edila, alors ce jour malgré les patchs, j'ai fumé. Je ne sais que faire car la situation à risques ( qui est un cumul d'ennuis familiaux qui m'ont amenée par deux fois à une dépression) peut encore se reproduire. J'en ai simplement marre. La clope comme lutte contre la dépression? La clope suicide? mais c'est vrai que ce jour marre de tout et je ne fous de tout, y compris de crever d'un cancer. Voilà, je sais que tout à l'heure je vais de nouveau arrêter, il suffirait de presque rien Il aurait suffit de presque rien A demain dans action Normalement
Posté le 2 mars 2010, à 13:51
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Mon chien
Depuis samedi mon chien est malade. La première vétérinaire lui a donné un médicament pensant que c'était un problème de rhumatisme. Dimanche sa patte arrière était semblable à celle d'un cochon, ces énormes cochons roses, il ne se levait plus, gémissait doucement. Allez chercher un vétérinaire qui se déplace un dimanche soir!! Donc ce matin,en me levant, angoisse, il ne bougeait que faiblement, impossible de la faire mettre debout, seul le regard, suppliant? déconcerté? Parfois tellement fatigué qu'il en baissait les paupières, attendant que l'on fasse quelque chose. Alors avec ma fille et mon mari, on lui a construit une civière de fortune ( il fait quand même quarante kg et était couché au premier étage) direction la clinique vétérinaire en urgence. Ces regards... Et encore ce regard et un sursaut pour partir avec nous lorsqu'on l'a laissé à la clinique. Encore un regard. Abandon? De fait il a sans doute été mordu par une vipère donc il doit rester à la clinique sous perfusion pendant au moins cette nuit si tout se passe bien. Bien sur ce n'est qu'un chien et les chiens ne parlent pas, ne peuvent dire leur souffrance ni leurs peurs, sauf dans le regard. Tant d'histoires pour un chien alors que, oui je le sais, c'est le même regard que celui d'un enfant maltraité... Mais je n'ai pas oublié, moi, que lorsque je suis rentrée de la clinique et que mon mari a du reprendre le travail, j'étais seule, enfin non, mon chien ne me quittait pas d'une semelle, où que j'aille, quoi que je fasse et lorsque je pleurais, il posait sa tête sur mes genoux. Parfois on peut se passer de mots. Et pour moi, j'ai pris l'inhalateur ce matin alors que je ne le prends qu'à partir de midi, me suis collée un quart de patch de plus, pour être à la hauteur, à sa hauteur. Que ceux qui ne peuvent comprendre ceci soient rassurés, j'ai aussi de la compassion et j'essaie d'agir pour les gens qui souffrent, surtout quand ils n'osent pas demander, c'est le regard qui compte, l'échange de regards
Posté le 22 février 2010, à 15:05
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jazz et neige suite
Bien, pendant que Théodore faisait la découverte de toute la perversité de Monsanti, le loup déguisé en chien, tout en restant tranquille à Memphis avait suivi les différentes péripéties, ne pas oublier que les vrais loups sont un peu télépathes, encore une faculté que les humains ont perdu avec leur soi disant civilisation. A ce stade, il se dit " Bien vu et bien joué Théodore, tu n'as plus vraiment besoin de moi et moi je n'ai qu'une envie, celle de rentrer au pays où de toutes façons Théodore finira bien par revenir. Par contre il va encore falloir te protéger de Monsanti, cette firme pieuvre et qui n'hésite devant rien" Le loup se leva posément, s'assit, hérissa les poils du cou jusqu'au bout de la queue, lança un long glapissement très aigu, auquel répondirent bientôt d'autres glapissements et même quelques aboiements de chiens pas trop génétiquement modifiés. Et le cri se répercuta de ville en ville, de campagne en campagne, couvrant les océans et les terres ainsi lointaines soient elles "Je ne sais où tes pas vont te porter Théodore, mais te voilà maintenant protégé par tous les loups, chiens et même hyènes de la terre. Où que tu ailles une ombre protectrice te suivra. Montsanti ne pourra rien contre toi. Quand à moi, voyons un peu. Pas question de prendre l'avion, j'en ai encore le tournis, je rentre à pattes. Donc de Menphis rejoindre le Canada, une petite halte chez les cousins du nord, puis le pôle nord, par chance avec leur dérèglement climatique, il reste encore un bande gelée, je traverse à pattes car j'ai horreur des bains glacés, re arrêt chez mes cousins chiens de traineaux et puis direct la Norvège; A partir de là, traverser le reste de l'Europe, mais en voyageant de nuit et retour à la maison où m'attendent ma chère et tendre et les petits qui ont du bien grandir... Bonne chance Théodore mais protégé par les loups du monde tu ne crains plus grand chose mais reste avec toi en esprit. Je te laisse à ton voyage Bon en route maintenant" Le loup se leva, tendit une oreille vers les glapissements lointains et se mit en pattes.
Posté le 17 février 2010, à 14:07
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Pour une fois fière de moi
Il y a un peu plus de huit jours j'avais décidé de remettre mon compteur personnel, c'est à dire mon calendrier à zéro et j'en étais malade de "devoir me repatcher" comme avant. Je suis restée quelques jours dans cet état d'esprit et depuis trois jours je me dis que j'ai été idiote ou plutôt que je me donnais toutes les autorisations de, plus exactement, lever l'interdit à toujours vouloir être plus forte. Je viens de passer presque trois jours à rédiger un gros projet ( avant j'aurais passé 15 à 18 heures devant l'ordi à fumer je ne sais combien de paquets et boire du café). Oui j'ai admis qu'il me fallait trois jours ( pas à faire que celà) mais que je pouvais parfaitement y parvenir sans clopes et sans café que je ne bois plus que le matin. Ce dossier m'a ramenée vers une époque que je pensais révolue, me suis réveillée au beau milieu de cauchemars liés à mon ancienne activité professionnelle en criant " Non, ca ne va pas recommencer". Avant je me serai levée et j'aurai fumé et après l'arrêt c'était le type de nuit qui débouchait sur un craquelage. Me suis rendormie tant bien que mal mais bon re-cauchemars. Pour couronner le tout je devais aller défendre ce dossier dans une de ces institutions dans lesquelles je m'étais juré de ne plus jamais remettre les pieds. Avant j'aurai fumé comme un pompier avant et après le réunion, là par précaution j'avais rajouté un quart de patch ( merci Edila) et ce soir re-réunion,bref avant dans mon passé antérieur la quasi cartouche y serait passée. Et depuis mon arrêt, quelques craquelages en perspectives. Je ne dis pas que l'idée de cigarette ne m'a pas traversé l'esprit, non mais elle ne s'est pas imposée, simplement parce que je suis suffisamment patchée et que je pouvais dire non. Point. J'ai décidé de rendre ma défume la plus douce possible et cela prendra le temps que cela prendra. Me battre contre moi-même est inutile et dangereux. Et comme les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, hier j'ai refait un bilan avec le coach sport: alors que suite au bilan il y a un mois, j'ai pris rendez vous avec pneumologue et cardiologue, eh bien cette fois au bout d'un mois de pratique ( pour une fois fort raisonnable) j'ai un taux d'oxygéne normal dans le sang à l'effort, un temps de récupération normal, un rythme cardiaque normal, bref taux de forme physique 4/5 En fait ce soir, je suis fière de mes progrés Allez un peu d'auto-satisfaction ne va pas me faire de mal Merci la tribu dans son ensemble Un merci de plus pour ceux et celles qui me soutiennent et se reconnaitront
Posté le 16 février 2010, à 18:47
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Aussi mal qu'il y a plus d'un an
Je ne sais si la situation est liée aux craquelages divers qui ont émaillé ces derniers mois, pourtant quelques cinq jours et encore pas en entier et juste quelques unes, ce qui m' a amenée à remettre non pas mon compteur en entier mais mon calendrier à zéro et à faire le métronome mais depuis hier, mal, manque de nicotine, envie de clope. Je me suis décidée à remonter de nouveau mes patchs, j'en suis presque revenue à mon point de départ et cela me fout le moral à zéro. J'ai passé des mois sans penser à la clope mais depuis la dernière baisse, je n'arrive plus à trouver le point d'équilibre. J'ai le sentiment de régresser et j'en ai marre. Bon on va attendre que le patch de sept supplémentaire fasse effet car même l'halateur ne joue plus son rôle. Marre mais je ne fumerai pas, j'ai réussi à résister à l'envie impulsive d'entrer dans la chambre de ma fille ( elle fume), c'est déjà un progrés. Quand au reste... C'est la première fois que je ressens ce manque après si peu de jours d'arrêt, je n'y comprends plus rien, je ne cherche même plus à comprendre 14 mois pour en arriver de nouveau au point zéro, pire, car pendant six mois je n'ai même pas eu envie d'une clope, il y a de quoi se taper la tête contre les murs
Posté le 13 février 2010, à 11:19
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Redemarrage?
Bon, l'expérience Champix aura été de courte durée ( Super et dangereuse allergie hier), donc retour au patchs. Je ne peux pas dire que le moral soit au beau fixe, d'autant plus que visite chez mon chirurgien préféré cet après midi. Je me demande un peu la tête qu'il va faire quand il va voir l'état de ma langue (merci Champix, mais cela je l'aurai soigné et supporté pas comme les crises de panique et flash suicidaires). Donc arrêt sur avis médical. Mais comme j'ai un peu l'impression d'être un imposteur vis à vis du reste de la tribu avec quatorze mois d'arrêt et craquelages, c'est pour cela que je souligne les parcours sans faute, pas pour culpabiliser qui que ce soit, à part moi, peut être? , je vais faire le métronome à mon tour,comme Bravo, histoire de remettre sur les rails ma défume sans toutefois remettre mon compteur à zéro. Donc ce jour, jour un de la partie deux. Tellement dégoutée que je n'en n'ai même pas envie de fumer!!! Il est nécessaire que je retrouve une motivation bien défaillante ces jours-ci. Mon humeur est peut être due aussi à la dose de médicaments que j'ai prise Allez zou on se dit: reprise d'activités, écriture, sport et le reste. J'aurai essayé. De toutes facons, je deviens de plus en plus allergique aux médicaments ( trois allergies en trois semaines) Tiens si cela continue je file au Kenya, entre neige et jazz Merci la tribu
Posté le 9 février 2010, à 11:39
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Dénicotinage
Résumé: pour des raisons médicales, j'ai arrêté il y a plus de 14 mois avec des patchs puis patchs et inhalateur. Ce qui à partir du mois 8, je crois, n'a pas empêché quelques craquelages, très limités par les patchs, la perte d'habitude fumer ( mal au du palais) et peur de la rechute ( cancer). Puis j'ai entamé une baisse très progressive des patchs, au début pas de problème... j'ai appris à descendre, monter les doses en fonction de... Parallèlement, j'ai été obligée , toujours pour raisons médicales de cesser un médicament qui jugulaient parfaitement les "crises de panique" lors de situations "hard", la dernière étant un début "d'oedeme de Quick". J'ai remarqué que mes craquelages prenaient toujours leur source à ces moments-là, lorsque les substituts n'étaient plus assez rapides et ou puissants. Et je me suis rendue compte, en comptant les quelques cigarettes fumées, l'augmentation de l'inhalateur, des patchs en catastrophe.... - que j'avalais à ces moment là la dose de nicotine d'avant mon arrêt - que la cigarette à laquelle il m'arrive de ne plus penser du tout pendant des semaines était dans mon esprit le médicament le plus efficace en terme de nicotine ( et c'est vrai) , en quelque sorte le maintien de la nicotine dans le corps pouvait m'amener ( je parle de moi) vers la cigarette ( qui dans mon cas n'a rien de festif, d'oral ou de gestuel depuis fort longtemps). J'avais compris qu'il y avait d'abord un sevrage de la cigarette en tant qu'objet puis un sevrage de la nicotine via le sevrage des patchs mais jamais, jamais je n'avais envisagé que je serai un jour amenée à galérer autant pour me sevrer de la nicotine via les substituts: je suis devenue accro des substituts ( ou plutôt de la nicotine qu'ils contiennent) et de ce côté là, j'ai le sentiment d'être toujours dans la cigarette et de pouvoir y replonger n'importe quand. J'ai lu les posts de ceux qui sans doute comme moi très fortement nico-dépendant rechutent à l'arrêt des substituts, de ceux qui mâchonnent six ans après des gommes,ceux qui envisagent l'inhalateur à vie et j'ai pris peur, réellement peur. Je ne puis me permettre ces écarts que je fais et j'en arrive à comprendre ceux que je ne comprenais pas: les durs de durs. Les risques d'une reprise même limitée, les craquelages, même très limités sont un réel danger dans mon cas. Alors j'ai pris le taureau par les cornes, j'ai expliqué mon dilemme au psychiatre qui me suit posant les trois cas de figures: un sevrage sec ( en institution, mais ce n'est plus à la mode parait il), la continuation de cette galère de baisse progressive avec pour moi tous les dangers qu'elle comporte, ou alors se dire: je suis addictive à la nicotine, donc c'est "comme si je fumais" et à partir de dimanche je passe sous champix ( ce qui ne veut pas dire que je m'autorise à fumer) pour me sevrer de la nicotine et des substituts qui m'ont à la fois aidée et piégée. C'est une démarche personnelle qui correspond à la fois à ma dépendance et à ma personnalité donc pas forcément reproductible. Mais je sais que d'autres sont dans la même galère... Ce qui est certain, c'est que je ferai tout pour que cela marche Que je veux me libérer de cette dépendance ( même si elle n'est pas nocive, ce qui reste encore à prouver) Que je veux vivre en ayant autre chose en tête que la nicotine qui maintenant me fait horreur Que je soies malade de ce produit et de la cigarette soit mais qu'elle me gâche la vie au moment où je reprends des forces, non Donc une démarche originale: le sevrage de la nicotine des substituts via le champix !!! Bon pour faire la part des choses pendant tout ce temps: j'ai désappris la cigarette, je n'ai pas fumé ou plutôt peu et pas souvent, je peux gérer mes crises paniques autrement et j'entame un nouveau parcours qui je l'espère me ménera au bout. Merci la tribu
Posté le 4 février 2010, à 18:31
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jazz et neige suite
Résumé: tous sur les conseil de José ( un sacré marchand, celui là) s'apprêtent à partir en emmenant avec eux le dénommé jazz, loup blanc qu'ils prennent pour un chien... "Alors là , je ne suis pas d'accord, moi... Prendre l'avion, n'importe quoi. Et l'autre Séraphine qui se prend pour une jeunette! Ils ont réfléchi un instant comment je vais pouvoir entrer aux USA moi, avec leur lois sur l'immigration, les sonars, les scans et autres, des fois que je serai un terroriste... Ils vont le voir tout de suite que je suis un loup... Avec le décalage horaire, je vais me retrouver en fauve et gris, adieu mon beau pelage!Et puis voyager dans une caisse, dans une soute mal chauffée, la quarantaine et tout le bataclan, très peu pour moi... Qu'est ce qu'ils cherchent donc à Menphis, bon, oui il y a le jazz mais la Louisiane, j'aurai préféré... Je vous voies, vous là dérrière votre écran: Comment un loup, fut il blanc peut il savoir tout cela? Étonnant non? Je tiens ces informations de mon amie l'hermine qui elle-même les tient du loir... qui tous les soirs regarde tranquillement les informations à la télévision en grignotant un fruit chapardé sous leur canapé, à leurs pieds à ces deux nigauds. Les laisser partir seuls? Ils vont se faire avoir par le José, celui qui ne pense qu'à l'argent... Il va falloir que je m'y fasse, si celui qui est peut être l'enchanteur ne comprend pas le message: ma bande de loups qui en ce moment même chantent du jazz. Vont ils entendre autre chose que le hurlement d'une bande sauvage? Et sinon comment faire pour qu'ils ne me laissent pas ici sans voyager dans la soute?
Posté le 2 février 2010, à 14:07
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La musique de la neige suite
Résumé: donc l'homme tout heureux d'avoir en partie décrypté la musique de la neige, se rêve en prix Nobel. Et pendant ce temps là... "Celà fait plusieurs jours que j'observe l'homme... à travers la neige qui tombe tout doucement. Je me suis longtemps demandé ce qu'il pouvait bien faire avec toutes ces machines qui ronronnent la nuit, ces airs de musique... Peut être pas grand chose, les hommes sont si déroutants... Entre machines et tartine de piment, j'en ai délicatement pris un morceau qu'il avait laissé trainer, immangeable, il est sans arrêt agité... Au fait, je ne me suis pas présenté: je suis la forme que l'homme a cru avoir rêvée, pas un chien, non un loup blanc, c'est dire le manque de précision de hommes, mais il vaut sans doute mieux qu'il me pense chien, les loups, cela fait un peu peur. Allez savoir pourquoi. Je me suis même introduit chez lui, un soir où la porte était mal fermée,juste besoin d'appuyer sur la poignée avec la patte. Rien compris aux signes sur le feuilles mais par contre les notes de musique, la couleur bleue: cet homme cherche à capturer la musique de la neige... Serait ce un cœur pur? Il y en a quelques uns, même parmi les hommes... Mais il est loin de la réponse, les hommes se sont trop éloignés de la nature pour en saisir les subtilités. Et toutes les musiques du monde ne font qu'effleurer la vérité... Nous, les loups entendons toutes les nuances de la musique de la neige et ce depuis la nuit des temps... Les premiers hommes , ceux d'avant les machines, l'entendaient aussi...Comment lui faire comprendre et le mérite-t-il? La musique de la neige c'est la symphonie des sons et des couleurs de la galaxie au coin de l'univers, chaque flocon porte en lui les sons et musiques d'une étoile filante et toutes ces étoiles avant de mourir livrent leur partition à un tout petit flocon qui doit le renvoyer vers la terre pour être capturé et mis en musique intelligible pour tous. Nous les loups n'avons pas besoin d'instrument ni de machine pour l'entendre ce doux et mélancolique chœur et les hommes ne l'entende pas. Si celui-ci est un cœur pur, si sa seule ambition est de comprendre la neige je devrais peut être lui laisser un indice mais comment l'approcher sans lui faire peur? Serait il celui que nous attendions, l'enchanteur revenu?
Posté le 28 janvier 2010, à 13:33
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Volonté?
Il revient dans de nombreux posts, et d'ailleurs sur les sites officiels d'arrêt du tabac la nécessaire" volonté indispensable" pour arrêter de fumer. Je crois qu'il faudrait peut être se pencher sur le terme même, car je ne suis pas certaine que nous y mettions tous le même chose. Je partirai de mon cas personnel puisque c'est celui que je connais le mieux. Je n'ai pas, comme beaucoup d'entre vous pu passer par la case "désir" d'arrêter pour une raison de vie meilleure, je n'avais même pas le désir simple d'arrêter de fumer. Mais mon cas n'est peut être pas si isolé que cela. j'y ai été obligée par la maladie. En gros j'ai fait le pari de Pascal: si je continue de fumer j'ai 90% de chance de redévelopper un cancer, si j'arrête, j'ai encore des chances de développer un autre cancer ou une rechute mais tout de même amoindri. Pour ceux qui arrêtent non contraints, il y a quasi obligatoirement cette case, le temps de la préparation, l'envie, le désir d' arrêter; En ce qui me concerne il y a eu désir, voire volonté farouche de vivre, instinct de survie que n'ont pas tous les malades d'ailleurs, donc le demander à des bien portants... Après et seulement après et alors que j'essayais de baisser pour arriver à zéro cigarette pour l'opération sont entré en jeux deux autres sentiments: la volonté et la détermination. La volonté de vivre seule m'a fait prendre la décision de diminuer progressivement jusqu'à zéro. Je me suis patchée pour le mois de clinique ( sous patchée), ensuite il y a eu des mois où la cigarette n'existait plus, réellement plus et pour cela je n'ai fait appel ni au désir, ni à la volonté. J'appellerai cette période une période neutre, car entièrement tournée vers les soins, la cigarette ne m'attirait tout simplement plus. Je l'avais rendue responsable de mon cancer ( en très grande partie vrai) donc mon cerveau n'avait ni désir de reprendre ni d'ailleurs la volonté de cesser. J'allais tout de même sur le stop parce que grâce à ce site j'avais compris le système addiction, donc méfiance. C'est au moment où physiquement je me suis mise à aller bien mieux, que les premiers craquelages sont intervenus. Manque de vigilance ( à associer à mon avis à volonté)? Oui pour une part, Non pour une part plus grande. En fait ces craquelages ( peu et de très courtes durée, entachés de surcroit de la peur réelle d'une rechute ( cigarette et cancer) naissaient du fait que je "ne savais plus quoi faire de mon corps et âme de survivante". Et là entre la détermination ( petit clin d'oeil à Frankoise), détermination à vivre, à mettre en place une nouvelle vie sur de nombreux plans, c'est la détermination qui m'a placée sur l'orbite: arrêt de la cigarette tout court hors le contexte cancer. Mais c'est bien la volonté ( aidée par des substituts) qui me fait dire NON, quand sur un coup de tête je me dis "j'en veux une, là maintenant". C'est une volonté intelligente qui me fait maintenant réfléchir au pourquoi " j'aurai soi disant besoin d'une cigarette" et donc ne pas la prendre. Aujourd'hui, bien sur, désir, détermination, volonté, vigilance et analyse se mêlent et j'en arrive enfin à rejoindre ceux d'entre vous qui refusent tout simplement de se droguer, car il est des choses que je me suis imposées et que j'ai réalisée avec cette drogue, sans elle je ne les aurais pas faites. Je ne sais exactement de quoi demain sera fait ( et d'ailleurs bien malin qui le dira), ce que je sais, c'est que je veux vivre, du mieux possible, en restant fidèle à "mes idéaux de vie" et que pour cela je n'ai surtout pas besoin de la cigarette, reprendre ce serait me trahir moi même. Oui, il faut de la volonté, la volonté d'être soi.
Posté le 23 janvier 2010, à 18:05
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La cigarette et "ses pouvoirs"
Je suis toujours un peu étonnée lorsque je lis certains blogs ou post de voir que la cigarette y est traitée comme une personne dotée de plus de pouvoirs maléfiques contre laquelle il faudrait lutter, voire d'amie, d'amante et autres. Imaginons que l'on tienne le même discours vis à vis de tout autre objet: une branche morte, un doudou quelconque, à nos âges. Surtout que personne ne se sente agressé, il s'agit simplement d'une réflexion. Si pour certains, il est nécessaire dans un premier temps de doter d'une"vie"indépendante la cigarette pour mieux lutter contre, pas de problème, tous les moyens sont bons. Mais il arrive un moment où il devient, je pense nécessaire de remettre les choses en ordre si l'on veut continuer d'avancer: la cigarette n'est qu'un objet/drogue et à titre d"objet", elle n'a aucune volonté propre, l'acteur de l'envie, de la lutte, de la rechute éventuelle c'est soi et rien que soi avec bien entendu son addiction. Et c'est donc sur soi qu'il faut "faire un travail" à la fois de compréhension, d'analyse et l'addiction qu'il faut soigner. C'est là aussi qu'interviennent sans doute les changements profonds dans la vie quotidienne, impossible à percevoir tant que l'on est dans la lutte heure par heure. La cigarette, objet/drogue que nous avons volontairement pris dans un premier temps puis dont nous sommes devenus dépendant a servi selon les personnes à beaucoup de choses auxquelles en général nous disons NON aujourd'hui. La cigarette a été un outil d'autres dépendances, d'autres acceptations que l'on ne voulait pas voir mais la cigarette en elle-même n'est que ce que nous avons voulu y voir et rien d'autre, un objet inanimé. C'est soi qui allumait une cigarette, c'est soi qui dit stop maintenant, c'est soi qui se retrouve face à soi même. C'est peut être aussi pour cela que c'est si dur: ne plus se voilier la face mais se dévoiler à soi... et aux autres
Posté le 21 janvier 2010, à 11:15
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Paroles en l'air
Aujourd'hui, un splendide paysage de neige nous attendait au réveil. Pour ceux qui connaissent mon site, je n'ai pas résisté à mettre quelques photos. Rouges gorges, devant la porte, chats se prélassant sur les radiateurs... Seul le chien gambadait comme un fou, les chiens aiment la neige...Et puis on est bloqués, réellement, deux kilométres de congères et la route départementale pas dégagée... Une journée à rester en contemplation, au chaud, car dehors vent violent et froid... et puis des pensées qui vont et viennent... Quelques blogs relus... Et j'ai pensé aux sommes de souffrances qui se masquaient derrière l'addiction à la clope, pas aux miennes, non, mais à celles qui transparaissent sur le forum, inscrites à l'encre sympatique, qu'il faut donc déchiffrer... Car on ne devient pas addictif à une drogue par hasard, oh non. Et la galère commence souvent jeune, trop jeune pour que l'on puisse comprendre ce qui arrive... Alors j'ai pensé que l'on pourrait peut être faire un effort, tenter de comprendre, recouvrir d'un manteau de neige immaculée les acrimonies des uns et des autres...Juste en pensant aus souffrances des uns et des autres et à le neige... et à ceux qui continuent de souffrir
Posté le 9 janvier 2010, à 21:31
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rechute et chutes
Rechutes et chutes Je me pose quelques questions sur le vécu des uns et des autres Il y a ceux qui arrêtent sans rien, qui y arrivent, d'autres rechutent totalement (reprise de la clope). Point Il y a ceux qui arrêtent avec des subsituts et parmi ceux là, ceux qui font un parcours sans faute. Baissent peu à peu, arrêtent définitivement. Il y a ceux qui s'en permettent une de temps en temps.une par mois, deux par semaine, quelques une l'été ( peut on considérer qu'il s'agit d'un arrêt?) Il y a ceux qui craquèlent: malgré un temps significatif d'arrêt, brusques raptus qui durent au mieux d'une clope à quelques unes un jour ou deux et reprise de l'arrêt ( bref qui n'arrêtent pas de chuter sans trop rechuter). Comment comptabiliser cela. L'arrêt est il significatif? Je parle de marche d'escaliers loupées oui mais la dégringolade aussi devient possible. Dans ce cas, il y a sur le stop ceux qui le disent et ceux qui ne le disent pas. Il y a ceux qui craquent, régulièrement, rechutent pour de bon et reviennent, pourtant il semblerait qu'ils ou elles ne fument plus comme "avant", de cela je suis à peu près sure, il faut quand même un certain temps pour revenir à sa consommation antérieure. Ils et elles n'arrêtent pas d'arrêter. Ils remettent le compteur à zéro mais cela doit être épuisant. Ceux qui chutent ou rechutent à l'arrêt des substituts Enfin, ceux qui après des années de défume, se retrouve pas vraiment à la case départ mais obligés de recommencer un arrêt, idem, certains le disent, d'autres non Il doit y avoir d'autres cas encore Ceci ressemble un peu à un inventaire à la Prévert. Je n'ai aucune réponse à apporter, seulement un questionnement.
Posté le 7 janvier 2010, à 11:35
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raptus
ANTICIPER, je n'ai pas su anticiper. Pourtant comme le fait finement remarquer Akita, je l'avais déjà décrit ce phénomène: l'arbre qui cache la forêt. Après une série très dure, le relâchement quasi total pendant une semaine, le retour agréable chez soi et doucement la peur qui refait surface, une peur venue du fond des âges, primitive. Le fait, simple: j'attends les résultats d'un contrôle entre deux scans depuis plus d'un mois maintenant et j'ai une amie qui se fait réopérer du poumon au bout de sept ans qui a eu sur son scan il y a un an le même petit bidule.C'est réellement une amie. Je l'ai "tannée" pour qu'elle vienne sur le site, qu'elle cesse de fumer. Mêlange des genres. De plus toute fière, j'avais entamé ma descente de substituts, j'y ai été, malgré les conseil d'Edila sans doute un peu fort mais j'étais bien alors... Oui mais depuis hier j'étais mal et au lieu d'en tenir compte, j'ai serré les dents. Je n'allais pas remonter les patchs quand même!!! Alors ce matin,dur dur, pas sure du tout de moi, la peur toujours au ventre après avoir appelé encore une fois le centre d'examen ( rappelez la semaine prochaine), je tombe sur le post la cigarette électromachinchose, coup de colère au lieu du calme que je trouve habituellement sur ce site ( enfin pas tout le temps mais souvent), (attention je ne dis pas que ce post m'a fait plongé, je raconte les évènements dans l'ordre), re-prise de rendez vous avec le chirurgien pour voir ( quoi?): le raptus ou comme dirait Akita la pensée magique, vieux fossile remontant d'avant l'époque des dinosaures, enfin plutôt de la naissance de l'homme, ce n'est même pas l'envie de fumer, il me faut une cigarette, là tout de suite, immédiatement pour contrer tout cela, pour court circuiter la mémoire, la peur, je n'ai pas le cancer, je fume... au lieu de calmement remettre un petit patch, ce que j'ai fait après avoir lancé ma demande de soutien.Je ne m'y attendais pas après des semaines de calme au niveau de la cigarette surtout que j'ai tenu contre vents et marées pendant une période très difficile, non je ne m'y attendais pas.Et je me suis piégée moi-même par excès de confiance et la force de plus de trente ans d'addiction. Donc,je me suis un peu plus patchée, fait le nécessaire pour programmer un scan de contrôle ( dans la cas où je devrais attendre encore car selon les résultats, ceux que j'attends, il y aura d'abord un petscan)et repris un peu plus calment le tout. Je ne raconte pas tout cela par "pur narcissisme",mais pour permettre peut être à d'autres d'éviter un piège. Ce n'est pas forcement dans les moments de bataille que l'on chute mais dans ceux sur lesquels on n'a aucune prise, les moments entre-deux, les moments blocages où l'on ne peut rien prévoir "au cas où" et où l'on laisse s'exprimer l'enfant toujours incompris et insatisfait qui existe dans chacun d'entre nous. Merci à la tribu
Posté le 15 décembre 2009, à 14:55
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le lâcher prise et les subsituts
Suite à une série (prévue) d'évènements, osons le dire "traumatisants", nous avions décidé mon mari et moi de nous offrir une compensation, chose que l'on aurait bien été incapables de faire il y a encore un an, laissant en plan tout un tas de choses que nous aurions jugées "urgent de régler" auparavant. Nous sommes donc partis une petite semaine en balnéothérapie dans ce coin de Provence dont je suis originaire et que j'aime tant. Un véritable lâcher prise, calme, luxe et volupté (hors saison cela devient abordable et puis c'est un peu comme si les cigarettes avaient payé ce plaisir) et une surprise que je ne me retiens pas de relater: La personne qui m'a fait "les soins du visage", étonnée de voir mes patchs qui me dit" vous n'avez pourtant pas la peau d'une fumeuse". Contente. Le cirque avec les patchs, à enlever, remettre, bref je continue doucement ma baisse de substituts, doucement comme me l'a conseillé mon coach préféré du forum. Par contre j'ai remarqué que je m'y accroches comme je le faisais avant avec la cigarette.Avec exactement les mêmes réflexes ( du style, est ce que j'ai mis mes patchs, à quelle heure, ne pas dépasser deux cartouches ( d'inhaleur), bref bien accro à la nicotine. Cela faisait quelques semaines que je ne pensais plus cigarettes, y compris dans les pires moments. J'étais contente. Au retour, premier jour, pas de problème et depuis hier, voilà que cette envie me tarabuste de nouveau. J'ai peut être été un peu vite dans la baisse de la nicotine ces derniers temps mais je crois surtout qu'avec le retour dans le présent, les obligations,l'attente depuis un mois des résultats d'un scan, les vieilles habitudes refont surface.J'ai même été jusqu'à me dire " si petit cancer au poumon, je refume". N'importe quoi. Il est vrai que j'avais aussi l'impression que j'étais la seule à utiliser aussi longtemps des substituts, que je finissais par trouver cela anormal. Et puis je lis les posts d'anciens qui ont encore recours à la nicotine sous forme de substituts, trois, quatre ans après l'arrêt. Alors je me dis que la force de cette addiction est terrifiante, que j'ai fait le deuil de la cloppe, plus une, plus une taffe, craquelages interdits, donc pas de retour en arrière, il vaut mieux tenter de stabiliser ma baisse de substituts. Mais c'est parfois décourageant ou enrageant de se dire qu'au bout de tant de semaines de bien être, le manque se fasse encore sentir. Je suis réellement une droguée. Donc je vais continuer à prendre mes "doses" jusqu'au prochain mieux avant de penser continuer à baisser. Objectif: la bannière de JOM: ni une taffe, ni une et m'y tenir, s'habituer aux montagnes russes Merci Arzi de ton témoignage, il a été pour moi salutaire. PS: je n'ai jamais aimé les montagnes russes!!!
Posté le 14 décembre 2009, à 13:41
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Pour le respect de soi et des autres
J'ai envie ce jour de laisser quelques mots sur le bon usage de ce site qui m'apporte tellement. Parce que le petit monde des dé-fumeurs ne fait que refléter la société, on peut par moment y trouver pêle mêle, des gens a cran, des imposteurs,des naifs, des en colère, des moi je, des modérateurs,des cris du coeur, des muets, des liseurs et la liste serait longue. Il se crée aussi, comme dans toute société des amitiés et des inimitiés ( dont on a souvent oublié l'origine d'ailleurs). Il m'arrive, enfin il m'est arrivée, de créer un faux débat alors que mon post était honnête, Il y a forcement de petits clans qui réagissent en clan Ce site EST UN SITE D'ENTR'AIDE VISANT A AIDER TOUT UN CHACUN A SE DEFAIRE D'UNE ADDICTION et à ce titre les quasi-insultes, les messages codés, les agressivités non induites par les débuts de la défume ne devraient pas y trouver leur place. Une agression, même par post peut faire très mal à une personne si elle arrive à un moment de fragilité que l'on connait tous Je demande aux personnes qui laissent transparaitre un phénomène de clan de réfléchir juste un instant à comment elles vivraient, elles, le fait de lire "et pour la réunion du tant, tu y es? sans que cette réunion ait été annoncée sur le forum ( soit elle s'adresse à tous et le message est compris dans le cas contraire de personnes se rencontrant entre elles, ce type de message n'a pas a être posté sur le site) car excluant les autres ou encore un message de type " les français parlent aux français" sous entendu les autres allez vous faire voir. Je vous demande de penser aux gens qui viennent pour un début de défume, que peuvent-t-ils ressentir ce ces dérives, quelle aide cela apportent elles Je précise que moi aussi, j'aai des personnes que j'aime particulièrement, d'autres moins, question d'atomes crochus mais que je dirais toujours PRESENTE pour qui que ce soit en difficulté. Je vous demande de réfléchir seulement deux petites minutes: à quoi sert ce site? Quelle y est ma contribution? A tous mes compagnons de défume. Amicalement
Posté le 25 novembre 2009, à 11:51
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Un an... Pour ceux qui doutent
Hier, j'ai tourné une page du calendrier: un an de lutte contre la cigarette, je dis bien de lutte car j'ai failli quelques heures, quelques dizaines de clopes à une certaine période Hier, on aurait pu fêter la première année sans moi, j'aurai pu être morte depuis un an. Hier, j'ai relu les quelques articles de mon blog, le MP que j'ai conservés, quelques posts Hier, je n'ai pas fumé quelques 16600 cigarettes environ, c'est à dire que j'ai au moins 16600 fois fait un geste de respect, d'amour et de survie vis à vis de moi même. Quel chemin semé d'embuches une très addictive comme moi ai-je du parcourir avec moi et l'aide de certains pour passer de ce Non obligatoire à la cigarette au Non plus une taffe parce qu'au fond je n'en n'ai plus envie.La balance, d'un côté la cigarette, la mort, de l'autre la vie. Le choix devrait être simple et pourtant il ne l'est pas.Même pour des gens pour qui le pronostic vital est en jeu, l'addiction reste si forte que par moments je suis retombée dans le piége, pas longtemps grâce à ce site. Il faudrait un jour lister tous les pièges, Frankoise un jour à listé les cigarettes pièges... Mais il y en a encore d'autres, plus personnelles, comme "celle qui cache la forêt". Je suis passée ces derniers jours par un bombardement psychique que je ne pouvais éviter (principe de réalité)dont je n'étais pas sure de me relever. Et je me suis tout à coup rendue compte d'une chose. Non seulement je tenais l'épreuve émotionnelle sans avoir besoin de fumer, j'avais retrouvé toutes mes capacités de lutte et d'empathie mais en plus je ne me sentais pas fourbue, cassée, bref, j'évitais pour la première fois la déprime d'après bataille dont j'étais coutumière. Alors je vais nommer une autre cigarette: la cigarette victoire, celle dont on n'a pas eu envie, celle que l'on a donc pas fumée, celle qui reste avec toutes les autres comme étrangère A part pour des raisons médicales, je le dis à ceux qui doutent, qui attendent le meilleur moment, il n'y a pas de moment meilleur qu'un autre, il n'y a que le moment où l'on se sent capable de tenter de stopper la cigarette. Et il n'y a pas fatalité,il peut y avoir chute, voire rechute, l'essentiel est de ne jamais arrêter d'arrêter avec comme mot d'ordre: plus jamais une, plus une taffe et pour cela tous les moyens sont bons(dont les substituts) car il ne faut pas se tromper d'ennemi:l'ennemi numéro un c'est la cigarette et ses quelques 5000 composants, la nicotine est certes une drogue dont je vais devoir apprendre à me passer dans un deuxième temps. Courage à ceux qui doutent, vous allez retrouver votre fierté
Posté le 24 novembre 2009, à 09:56
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Toute la pluie tombe sur moi
Depuis quelques temps comme le dit la chanson: "Toute la pluie tombe sur moi Mais comme pour quelqu'un dont les souliers sont trop étroits... je ne fume pas" Toute la pluie tombe sur moi...de tous les toits" Ou alors je pourrai peut être faire une énumération à la Prévert: La justice toujours pleine de malice au sens littéral du terme... Mon amie et sa récidive de cancer du fumeur... Ma meilleure amie en dépression lourde... Certains du stop en rechute, et j'ai vraiment mal pour eux, Red, Zazou Mon fils et, mais non là j'entrerai dans le domaine du privé et il n'est peut être pas souhaitable d'étaler sa vie privée sur le site. Ce n'est pas un journal people tout de même.Et un raton Laveur... Serrage non pas de fesses mais de dents (au point d'en avoir mal), envies de meurtres ( moi qui hésiterai à écraser une mouche). C'est vrai, dur à croire et pourtant vrai. Et puis je découvre que fumer n'aurait rien arrangé, vraiment rien Et je redécouvre que je n'ai même pas envie de fumer, que j'ai cette liberté-là: face aux agressions, j'ai la liberté de ne pas m'auto-détruire Il est vrai que pour l'occasion je me suis donnée comme ligne de conduite pas de clope mais par contre patchs et inhaleur (en fait pas autant que ce que j'aurai pensé, il me sert simplement à compenser les clopes supplémentaires que j'aurai fumées avant dans de pareilles circonstances) Je n'ai pas comme prévu diminué mes patchs mais au diable l'avarice, ce n'est pas la nicotine mais la cigarette qui m'a amenée il y a un an sur une table d'opération Et puis mon fils et ma fille, mon mari, bon vie privée Et puis Nad qui malgré ses problèmes est venue me soutenir Et puis les mots de ceux qui savent, amis de chair et virtuels Et puis Merlin qui fête ses un an, moi c'est après demain, talonné par Frankoise Et puis Edila et ses conseils et le soleil qui pointe le bout de son nez. La pluie peut bien tomber. Pour faire pousser un arbre, il faut bien un peu de pluie non?
Posté le 21 novembre 2009, à 19:20
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Réalité, dure réalité
"mais qu'alliez vous faire dans l'imaginaire? L'imaginaire n'est pas une galère, que diantre!" "Extravaguer, me reposer de la raison, merveilleuse et indispensable raison mais si contraignante parfois Etre raisonnable, toujours, en toutes circonstances, il faudrait être fou! ( Raymond Devos): Un jour sans Moi Hier cela a été un jour sans moi, réellement sans moi; J'ai en général les deux pieds sur terre et la tête un peu dans les nuages. J'y tiens moi à ce fragile équilibre qui me permet de vivre Mais lorsque la réalité, de plus sordide, envahit tout, la tête devient brouillard, je perds pied, je trébuche N'ayant pu rejoindre l'imaginaire j'ai tenté par tous les moyens de fuir mentalement, réellement tous les moyens, quelles qu'en soient les conséquences car la raison me rendait folle, fracas des temps.Au bord du gouffre, du vrai, du définitif, par trop de raison, par trop de réalité. Hier a été un jour sans moi, un jour de déraison, un jour de dérision, un jour parenthèse Alors aujourd'hui, je tente lentement de ramasser ces morceaux brisés de moi et de ceux que j'aime,je retourne vers la raison si raisonnable en tentant de relever suffisamment la tête pour retrouver un peu d'imaginaire, retrouver le si fragile équilibre sur le fil du rasoir Merci à ceux qui ont répondu à mon appel à l'aide car c'était pour moi le seul moyen d'arrêter les glissades, de noter qu'aujourd'hui doit être un jour avec au moins mon ombre et demain un jour avec moi.
Posté le 20 octobre 2009, à 12:39
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Laisser du temps au temps
Le temps se joue en trois temps: le passé, le présent et l'avenir sauf que le présent est déjà le passé et l'avenir le présent. De quoi se retrouver suspendue hors du temps. Il fut un temps pas si lointain et j'étais tout le temps dans l'avenir, passé et présent au service exclusif de l'avenir. Le temps où je décidais par obligation et dans ma cécité de la cigarette en tant que drogue d'arrêter "toute seule et comme une grande sans rien", c'était décidé le 23 novembre je serrai abstinente, on allait voir ce qu'on allait voir... Je l'ai fait au prix d'immenses souffrances psychiques et physiques.Oui je l'ai fait. Voire, j'étais à zero cigarette mais sevrée... Le temps, eh bien c'était l'heure suivante, ni passé, ni avenir, l'immédiateté, seulement. Un zeste d'intelligence m'a faite ma patcher pour entrer en clinique. Pendant un mois de clinique, le temps s'est figé, pétrifié. Ni passé, ni présent, ni avenir, rien, plus de temps, littéralement hors des temps. Ensuite pendant six mois, voire un peu plus, pas d'envies de cigarettes, rien aucun besoin, un patch par habitude mais je restais hors des temps. Un peu comme si les trois temps étaient des pelotes de laine livrées à un chat malicieux. Avec l'espoir de guérison sont arrivés les craquelages, le passé reprenait sa place ainsi que l'avenir. Le présent n'avait qu'à bien se tenir.Avec ces craquelages est arrivé l'impatience, ne pas laisser le temps au temps, avec l'impatience le désespoir. Le passé était mort, que venait il refaire surface? Le présent n'était plus qu'au service de l'avenir. Les temps de nouveau emmêlés, le chat devait bien s'amuser!!! Et puis au sommet du désespoir, et là, je me dois de remercier Edila et le psychiatre qui me suit, j'ai enfin compris qu'il m'était nécessaire de laisser du temps au temps pour vaincre cette addiction et me tourner vers la vie, que oui j'étais sous patchée,que non ce ne serait pas facile, encore moins avec les zones de turbulences qui s'annoncent, que non il ne fallait pas baisser les AD mais les compléter par des plantes,apprendre la patience, me donner le temps, tout simplement. Alors j'ai repris les pelotes au chat, j'ai remis le passé à sa place tout en sachant qu'il laissera à jamais une empreinte dans mon corps et mon cerveau,j'ai admis mes défaillances potentielles dans le présent et je sais que l'avenir sans substituts est lointain mais que cet avenir existe que c'est au présent que je suis entrain de le construire. Je suis entrain de vivre au présent mais un présent qui a une durée et non plus fugitif en allant doucement vers l'avenir, sans impatience en goutant le temps comme une barbe à papa! Mais que de temps pour comprendre le temps!!!!
Posté le 18 octobre 2009, à 19:01
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L'arbre et la forêt
L'arbre et la forêt: un article en deux temps L'arbre Quasiment tout le monde est d'accord, les addictions sont des dopant qui permettent de "jouer" à super-woman (men), de faire taire les dépressions, les angoisses, de supporter stoïquement des situations, de vaincre la timidité... Ensuite bien entendu, comme fort heureusement nous ne sommes pas tous identiques, elles permettent différentes choses personnelles liées à des histoires très souvent dures qui se camouflent avec l'arrêt de la cigarette sous d'autres formes, l'humour, la rogne, les joyeux anniversaires, les sautes d'humeur et tout le reste Je pense que l'on a nommé sur ce site toutes ou presque toutes les fonctions de la cigarette. Pour moi cependant, elle avait une fonction majeure: ne pas penser à moi, m'oublier, me nier, ce qui me permettait de mettre en pratique le " marche ou crève", de laisser courir tout un tas de petits bobos (petits bobos deviendront grands). Oui mais à force cela a bien failli être le "crève". Cependant, ce cancer honni, cet arrêt des cigarettes m'ont obligée à me pencher sur moi et moi seule: d'abord pour lutter contre la maladie, assumer l'opération, ensuite pour retrouver des facultés physiques perdues et maintenant pour prendre soin de moi avec la notion complémentaire de plaisir. La cigarette, en réalité m'aidait inconsciemment à ne plus avoir une image de moi réaliste; voire plus d'image de tout, et paradoxe? moi qui croyais fumer par plaisir, cette même cigarette tuait la notion même de plaisir en me permettant un vie qui ne me satisfaisait pas. Elle était un écran de fumée entre moi et moi, pas seulement entre moi et le monde. La forêt Mais alors pourquoi ces craquelages au moment même où je commençais à ressentir les premiers bienfaits de l'arrêt (plus de six mois). Là encore je ne peux dissocier la maladie de l'arrêt puisque l'une a induit l'autre. Pendant les premiers mois après l'opération, la cigarette était clairement la coupable numéro 1 de la maladie. Puis les médecins ont commencé à être rassurés, je ne fais "plus que des bilans tous les trimestres", bref "théoriquement je suis guérie".Et moi qui pendant les premiers temps ne pensais avoir que deux à trois années de vie devant moi, je me retrouve devant un chemin qui devient ordinaire, le lot commun: date de fin indéterminée. Donc, et bien sur c'est l'inconscient qui parle , si je ne suis plus malade, si je n'ai plus de cancer, je peux re-commencer "une vie normale" et paradoxalement je peux re-fumer, la cigarette devenant alors un objet contre-phobique du cancer. Mais comme, je ne suis pas complètement imbécile, je ne refume plus comme avant, j'évite les vraies rechutes, je me contente de craquelages, tels des fissures dans un moi en évolution. Je ne sais si ce texte peut aider celles qui craquèlent plus ou moins régulièrement mais pour moi avoir enfin compris le sens profond et de cette addiction et de ces craquelages m'aide à me maintenir dans la raison: ne pas fumer pour continuer à vivre.
Posté le 5 octobre 2009, à 13:27
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Le tournant sans le tourment?
Eh bien j'arrive peut être enfin à l'acte trois de la pièce,celui de la défume plus aisée, celui où je me demande " mais bon sang, qu'est ce que tu as pu trouver dans cette drogue?, comment ne t'es t'il pas sauté aux yeux, que ce n'était qu'un leurre et de plus dangereux? Faire un travail sur soi pendant des années et négligemment laisser la cloppe de côté.... Comme si la cigarette ne faisait pas partie de la problématique de base. Donc maintenant depuis plusieurs semaines, je vais mieux, donc maintenant je pense de moins en moins souvent à la cigarette et j'attaque la baisse des patchs, très progressivement selon les conseils d'Edila et je n'hésiterai pas à remonter la dose si nécessaire Il aura fallu pour cela que que je passe obligatoirement par la case précédente: celle d'une certaine désespérance, glisser, glisser et lorsque le fond de la piscine est atteint, un grand coup de talon et remonter. Ce coup de talon je l'ai donné lorsque j'ai remis mon compteur à zéro. J'avais besoin, à ce moment là de marquer l'instant d'une grand stop rouge Cependant je m'aperçois que de fait cela fait réellement depuis le mois de septembre 2008 que je lutte contre la cigarette et que jamais lors de mes craquelages, qui ont fait partie de mes prises de conscience successives, je n'avais en réalité rechuté ( dans le sens médical d'une rechute). Et là, je me dois de remercier (surtout ne le prenez pas mal) ceux qui, cet été, ont décidé de faire une pause, ont rechuté pendant un mois ou deux), je les remercie tout en regrettant leur rechute parce qu'ils m'ont appris que ce n'était pas mon fonctionnement (même lorsque je m'étais donné deux jours de répits).Et puis j'ai été heureuse lorsqu'elles ont repris le train, on continue ensemble Fondamental: l'image que j'ai de moi même à changé, l'image de je renvoie aux autres a changée: avant personne et encore moins moi même ne me voyait autrement qu'avec la cigarette à la main. Aujourd'hui, y compris dans mes rêves la cigarette a disparu de ma main. Cette sotte utilité sociale, je me dis: j'ai donné, j'ai fait, maintenant je me tourne vers d'autres utilités sociales ou privées qui ne me sont demandées par personne mais choisies par moi et en même temps c'est tout mon réseau relationnel qui bouge Quand à l'âge, bon, justement il me reste des années devant moi, je cesse de regarder derrière sauf pour en faire les bilans et m'en servir...autrement Non ce n'est pas le Nirvana mais je recommence à rire, à m'amuser (quand bien même je sais que cela n'a pas l'heur de plaire à tous sur le forum), mais rire lorsqu'on a passé des années le front strié par les responsabilités déride et fait du bien,c'est encore mieux qu'une clope côté endomorphine! Je deviens fainéante,je remets enfin à demain ce que j'aurai fait avant la veille, et alors je m'aperçois que le monde ne s'est pas arrêté de tourner Je commence à m'occuper un peu de moi, devenir égoïsme tant que cela n'est pas de l'égotisme, pas si grave et surtout cela éloigne les végétaux saprophytes Bien sur je suis encore patchée et je le resterai sans doute encore longtemps, diminution petit à petit, un pas après l'autre Bien sur je continue à voir le psy e à prendre antidépresseurs et phytothérapie et les autres médecins Bien sur j'ai toujours sur moi, l'inhaleur dont je dis tant de mal, des patchs et je reste prudente Je resterai face à la clope longtemps comme un convalescent d'un grave accident: en alerte mais sans les douleurs liées à l'accident: je ne me suis pas amputée d'un bras, j'ai supprimé la clope Tout ceci je le dois aussi plus particulièrement à certains membres du site, même à ceux avec lesquels il y a eu friction (on apprends de tous ce que que l'on souhaite et ce qu'on ne souhaite pas) De toutes façon, je sais que sans ce site, je n'aurai pas réussi à arrêter Alors merci en espérant que cela dure et s'affine Je voies le bout du tunnel et j'ai entamé sérieusement le tournant
Posté le 24 septembre 2009, à 12:12
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La clope comme un suicide remis à un peu plus tard, juste un peu plus tard
Bien, je croyais être réellement passée de l'acte deux au trois: celui qui dit non, je ne veux plus fumer. De fait je suis au bord soit du gouffre, arrêt réel ou la reprise. Je ne sais pas ce que je veux tout simplement, je ne sais plus, vivre ou mourir m'est parfois si indifférent. je revis de fait une très ancienne dépression ou plutôt sa suite car la toute première ( j'avais huit ans et Dolto n'était pas dans toutes le bibliothèques familiales), je dois dire que je m'en suis sortie seule et sans clopes bien sur, pas à cet âge, pas à mon époque.Larvée, comme beaucoup d'autres choses, elle est restée là la dépression, tapie dans son coin, attendant des moments propices pour rejaillir. On a beau mettre des couvercles sur Tchernobyl, il y a toujours des fuites, des suintements et leurs conséquences. A l'heure où tant de gens n'ont qu'une envie: cesser le travail qui a perdu toute valeur ou peut être retrouvé clairement sa valeur: ta sueur, ta vie pour que tu puisse travailler jusqu'à ta mort A l'heure où se dévoilent enfin au grand jour les réalités sinistres des objectifs du travail (on prend, on use, on jette) A l'heure où les personnes qui s'investissent dans leur travail sont traités de la même façon que ceux qui font faire aux autres leur part A l'heure où oserai-je dire le capital financier à pris définitivement et entièrement le pas sur l'humain A l'heure du chacun pour soi Moi qu'un cancer à mis en pré retraite immédiate et forcée,je commence à comprendre ces retraités qui se laissent mourir très lentement, ceux qui se suicident suite à un licenciement,ceux qui prennent la tangente avant même de commencer leur vie professionnelle, je me meurs doucement d'inutilité sociale. D'aucun me diront que j'en ai suffisamment fait, que je n'ai plus rien à démontrer, que je peux enfin faire ce que j'ai toujours voulu faire et sempiternellement reporté, d'autres qu'ils ne voient pas le rapport avec la cigarette. J'ai toujours participé à des actions en relation avec d'autres, je me suis investi ( addiction) dans mon travail, jour et nuit,week end compris, le lâcher prise, je n'ai jamais su le faire. Les premiers temps du cancer, avant et après l'opération, malgré une sérieuse déprime, je me suis battue contre la maladie, pour retrouver mes facultés, contre la clope condition siné qua non à la continuation de ma vie et au moment où je commençais à gagner ce combat, il y a quelques mois, je me suis retrouvée devant moi même, seule même accompagnée et c'est là qu'ont commencé les craquelages que je ne savais pas interpréter à ce moment-là. Aujourd'hui je sais, de mes anciennes amours addictives, il ne reste rien, mis à part quelques écrits. Mes enfants sont grands (enfin)et se doivent de vivre leur vie,les gîtes fonctionnent et le troisième que je comptais faire, je ne pourrais pas le réaliser (car poussieres: plus de gros travaux mais aussi plus de mosaiques, ni de peintures et fresques à la chaux, plus de vitraux (émanations cancérigènes)ou alors il faudrait que j'invente des moyens de protection draconiens. L'écriture oui mais au fond quel intérêt? Mon mari travaille, je ne peux lui demander plus que ce qu'il fait qui est déjà beaucoup. Je me suis retirée de tous les groupes sociaux auxquels j'appartenais et ils ne s'en portent ni mieux ni plus mal.Petit à petit, je me retire de la vie. Alors je constate: cette maladie est injuste (infantilisme) je suis définitivement seule (comme nous tous), vieille (pas tant que cela et la vieillesse est une notion relative), socialement inutile ( en tous cas j'ai perdu l'illusion de cette utilité)alors pourquoi continuer, à quoi bon se battre pour quelques années de gagnées? Et là je me retourne vers la clope, au début pour retrouver un peu de punch, puis comme un moyen de me mettre en danger et donc de retrouver le sens de la lutte, enfin comme un suicide différé, juste pour me laisser encore une petite chance, jouer à la roulette russe ( tout le barillet garni en balles réelles) Mas je sais aussi qu'un rien, un "chat" avec quelques uns,le sourire d'un enfant, ou quand je jette rageusement ce paquet de clopes me ramène vers la vie "Schizophrénie" (à ne pas prendre au sens littéral du terme) et addiction: je mets en œuvre à la fois les moyens de ma perte ( la clope) et ceux de ma survie (médecins, tentatives de vivre autrement, reprise de confiance et appétence pour la vie, arrêt de la clope, bien sur) Le noir et le blanc, moi qui adore les dégradés de l'arc en ciel.... Je disais au bord du gouffre. Juste d'écrire, j'ai attrapé une barrière de sécurité et je n'arrête pas d'arrêter Je n'arrêterai pas d'arrêter Je continue Je recommence En équilibre sur le fil tendu, l'équilibriste n'est pas obligé de tomber, tout de même
Posté le 4 septembre 2009, à 14:38
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nouveau départ
Parmi les résolutions que je me suis imposées: celle d'écrire un peu chaque jour pour baliser ce troisième acte de la pièce " defumer, il en restera toujours quelque chose" rappel: prélude: je fume acte un: cancer: je ne décide rien: je fonce tête baissée Je dois cesser de fumer acte deux: il faut, donc j'apprends, je brouillonne et je me casse le nez acte trois: je décide ( tiens tiens)et comme dirait la chanson, je repars à zéro, enfin pas tout à fait donc début de l'acte trois: je balise, je mets des barrières mentales (cela je sais le faire), j'inverse l'équation: du je dois au je veux, du je vais de toutes façons y passer d'ici deux ans à pas question de mourir, j'ai plein de choses à faire, à vivre Pour les actes suivants l'auteur attends de voir JOUR UN: journée à risques: dernier examen du trimestre, épuisement, mais décidée: pas de clope, plutôt le chat et le forum. J'évite les pièges les plus grossiers du type ( tiens il n'y a plus de pain, ben voyons! suractivité imbécile de type ménage qui embrume ma volonté, je ne fais rien ou plutôt je lis, je lis et je chatte). Visite ORL avec le chirurgien et résultats à 14 heures. cancer: rien. Le chirurgien me demande vous ne fumez plus? Non, mais je fais des craquelages. Regard inquiet: mais vous ne fumez plus régulièrement? Oh ca non mais des craquelages, ce n'est pas si facile de stopper. Il semble rassuré. Diagnostic: néant, tout va bien mais toujours à surveiller. Presque je lui sauterai au cou à cet homme froid mais je ne le montre pas. Du coup je lui parle des deux boules de graisse que j'ai au visage et je lui demande s'il peut les enlever ( spécialiste aussi esthétique de la face, j'ai d'une oreille à l'autre une cicatrice invisible) et ces deux boules depuis le temps qu'elles me gênent...Tiens donc depuis que j'ai arrêté de fumer, avant je m'en contrefichais, nouveau ça. Prise de rendez vous pour dans trois semaines ( et voilà comment je lève mes phobies sur cette clinique, d'une pierre deux coups) et re rendez vous dans trois mois. Si la cigarette m'a traversé l'esprit parfois, c'était : tiens là, j'en aurai peut être fumé une dans l'acte deux et j'en aurai fumé je ne sais combien dans le prélude comme le dirait Frankoise J1: pas fumé merci la tribu
Posté le 26 août 2009, à 18:57
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bilan et perspectives
IL est temps de faire un bilan de dix mois de lutte contre la clope. Je fume depuis une éternité, depuis l'époque où l'on ne parlait pas maladies liées aux cigarettes, où les gens de gauche, les féministes, les révoltés de tous poils fumaient,un livre à la main,une cigarette dans l'autre, sans même me poser de questions, lire Le Monde et fumer des Gitanes, puis écrire, travailler en fumant puis fumer tout le temps.Des années, des années, des années, des années........................... Petit retour en arrière: 2008, je fume en ce mois de septembre et je n'ai pas l'intention d'arrêter, je trouve bien que les clopes commencent à devenir chères, un peu peur des maladies (je fais un une radio des poumons tous les ans depuis dix ans!!!),mais je reste allergique aux pubs diverses et surtout je ne sais rien mais alors rien de la clope hormis le "fumer tue" autant dire "boire de l'eau fait aller aux toilettes" parce que je ne sais même pas que c'est une addiction ou alors n'ai je pas voulu le savoir Mais depuis quelques temps, fatigue sur fatigue, otalgie et surtout enrouement,je commence à me poser des questions sur le "c'est somatique" je fais faire une exploration et bingo, moi qui ne joue jamais, je touche le gros lot, enfin presque, cela aurait pu être pire, disons le lot de consolation: cancer voies aériennes respiratoire supérieure. "A ce stade là je ne peux dire si c'est pré cancéreux ou non, mais il est impératif d'arrêter de fumer" dixit le chirurgien/orl. Je sors sonnée,sidérée j'allume une clope et réflexion: je vais me jeter sous une voiture (autre objet de consommation) ou j'arrête de fumer. Valse/hésitation de courte durée: je vais faire les examens complémentaires et arrêter de fumer et en fonction des résultats des examens eh bien se posera le choix, le vrai, le seul,choisir de vivre ou de mourir en fonction des possibilités de soins et surtout de l'état dans lequel je resterai en vie car il est impensable pour moi d'accepter un dégré X de handicap. Je fais les examens, les uns après les autres et dans le même temps j'effectue les recherche sur le net ( CHU spécialisés pour les médecins)pour établir mon diagnostic en fonction des résultats qui tombent: cancéreux, stade 1, puis stade 2 m0 N ne peut se voir que lors de l'opération et analyse. Opération prévue pour le 23 novembre. Bon chirurgie reconstructive ( pas de trou dans la gorge), je choisis la vie et entame une descente en solo aux enfers de l'addiction de la cigarette, l'objectif: zéro cigarette pour l'entrée en clinique.Je cherche de l'aide sur le net pour lutter contre la clope et je tombe sur le stop. J'y vais tous les jours, plusieurs fois par jours, je ne poste pas mais je lis, je comprends, je passe un mois d'enfer mais quelques jours avant l'entrée à la clinique, je suis trois jours à zéro clopes. J'ai repeint le couloir, fait cinquante fois la vaisselle, ciré toute la maison, je crois devenir dingue mais je tiens je baisse progressivement de 40 mini à quatre. Je passe sur l'oncologue qui me dit que pour me destresser je peux fumer une dizaine de clopes par jour: remontée à 17 le jour de l'entrée, allez prescrire aux sables du désert de ne boire que quelques goutes de l'orage!!! Opération, un mois de clinique, patch 21, déprime, je passe, je préfère passer, on est sur un site de défume pas dans un film gore. "Seulement" l'opération car NO . Pas de trou à la gorge,des handicaps certes mais "gérables" donc je choisis de vivre, donc pour éviter un retour du cancer: ne plus fumer Retour à la maison:déprime, le site, sur le reste je passe encore, Aucune envie de cigarettes pendant plus de six mois et puis,déni du cancer,manque d'analyse, je ne me suis bien préparée, dans l'urgence, j'ai agis dans l'urgence, je me permets des craquelages, quelques clopes par ci,et cela à partir du moment où je commence enfin à entrevoir les bénéfices de l'arrêt dont chacun parle. Ce ne sont que des craquelages amis qui me ramènent vers la mort. Je n'ai pas dissocié le cancer de la cigarette, contrairement à beaucoup j'arrête la clope parce que je ne veux pas mourir, pas par choix réel. Et en même temps je me bats: pour retrouver une voix ( plus de cordes vocales, pour réapprendre à manger, plus d'épiglotte, pour retrouver mes muscles, pour me retrouver), pour changer de vie, je m'épuise Sur le stop j'ai trouvé de nouveaux et vrais ami(e)s, je croise aussi des personnes, personne ne m'est vraiment indifférent. Dans ma vie de tous les jours aussi , je change: au mot cancer fuite des rats à bord du bateau, restent quelques vrais amis et des nouveaux. Je tente aussi de me recentrer sur ce qui est réellement important pour moi mais j'ai des difficultés à prendre le tournant. On ne change pas d'inconscient comme de chemises 23 aout 2009 : 9 mois pendant lesquels je n'ai pas fumé plus de 10 000 clopes malgré mes craquelages, jamais longs. Mais je suis fatiguée et surtout il me faut inverser l'équation: arrêter parce que je le veux et non parce je le dois Donc, ce soir je remets mon compteur à zéro tout en conservant précieusement ces quelques chiffres 9 mois, 10300 cigarettes environ non fumées, une énergie tournée vers la mer et le soleil, quelques amis et encore des années et des années à vivre et non pas quelques mois PLUS DE CRAQUELAGES d'ailleurs les hermines ne fument pas et s'en portent fort bien
Posté le 25 août 2009, à 15:48
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Les blogs de Stop-Tabac.ch
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Profil de
castagnac2
Age : 55
Ville : montbrun laurag
Expérience avec le tabac : forte dépendance avant le 26 septembre 2008
35 à 40 cigarettes voire plus ( gitanes sans filtres) jour
fumeuse depuis l'age de 17 ans
premiére tentative d'arrêt
Informations à mon sujet : Je n'arrête pas d'arrêter
Date intiale d'arrêt 23 NOV 2008
Suite à pré alerte médicale décision d'arret progressif passage de 40 cigarettes à 7 entre le 27/9 et le 8 /10 2008 sans substitut ni médicaments spécifiques tabac
Depuis le 15/10/2008 pat...
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